Impunity or Justice – what will exiled leaders find returning to Haiti?
Friday, 21. January 2011
Transparency International
(Read the original article here)
Marilyn Allien, head of La Fondation Heritage pour Haiti (LFHH), the Transparency International chapter in Haiti, reflects on what the return of former president Jean-Claude ‘Baby Doc’ Duvalier after 25 years in exile means for Haiti.
Truly, we in Haiti are having a very hard time digesting this event and what it means for governance and the rule of law in Haiti. At LFHH, we are in shock – it’s almost like another earthquake in terms of its implications, particularly for the victims and their family members who suffered under the Duvalier regime.
The local media are reporting that some people who were tortured more than 25 years ago are now compiling documents to lodge complaints. It is a pity that this was not done before. We know that the statute of limitations has run out on crimes of corruption – a case in point is the alleged stolen assets that are now frozen in Switzerland – but there are no statutes of limitations for crimes against humanity. However, at the hearing at the Prosecutor’s office on January 18, Duvalier was not charged with crimes against humanity.
After his hearing, Duvalier was allowed to return to his hotel but asked “to remain at the disposition of Haitian justice.”
What, we are asking ourselves, is Haitian justice today? In 2009 we at LFHH have looked at the Haitian pillars of justice as part of a National Integrity System review of governance systems and found them sorely lacking. Haiti’s Superior Council of Judiciary Power created by a law voted in 2009 and responsible for ensuring the integrity of magistrates and judges is yet to be operational as it is supposed to be headed by the President of the Supreme Court. This post has been vacant since 2004 and Haiti’s president has failed to nominate a new President of the Supreme Court. All these failings date to before the earthquake and its devastation and before the latest round of elections which have further weakened the system.
[Building up Justice: Haiti's Palace of Justice in ruins after the 2010 earthquake]
It would be optimistic to predict that justice will be done in the case of Jean-Claude Duvalier – who misruled Haiti for 15 years (François Duvalier, the father, was President for life during a period of 14 years) –but as we struggle to reconstruct our devastated island, it is this kind of optimism that keeps us going.
A good friend of mine, journalist Michael Deibert, wrote an article for CNN that encapsulates what many of us feel as we wait to see what will happen next. The return of Duvalier, he said is “a sharp reminder of how impunity remains a significant stumbling block as Haitians try to construct a more just and equitable society.”
And if that were not enough, news is now spreading through Haiti that
Jean-Bertrand Aristide, another former corrupt and murderous misruler of Haiti, is also trying to return to the island.
Haitians are still waiting to see if any of the perpetrators of crimes under the Duvalier and Aristide regimes will ever be brought to justice. This would be a big step forward for a nation struggling to build accountability and integrity into a new governance regime.
I whole-heartedly concur with what Michael Deibert wrote: “Frustratingly for the people of Haiti, far from being supported in their calls for justice, the abuses they have experienced have more often than not become a political football among international actors.”
What we are fighting for and advocating is a strong judicial system where impunity has no place. The shock of Duvalier’s return makes this all the more urgent.
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Friday, January 21, 2011
Sunday, April 5, 2009
Déclaration concernant les Fonds Duvalier
Déclaration concernant les Fonds Duvalier
Les organisations soussignées qui, depuis plusieurs années, ont accompagné le cheminement de la procédure concernant les fonds Duvalier existant encore dans les banques suisses, expriment ici leur position quant à « la remise » de ces fonds et leur « utilisation »
Premièrement --- La remise de ces fonds à l’Etat Haïtien ne saurait être accompagnée de conditions imposées de l’extérieur. Seul, l’Etat, en représentation du peuple Haïtien, doit assumer
la responsabilité de ces fonds qui lui sont remis et de veiller scrupuleusement à la gestion et l’utilisation qui en seront faites et en rendre compte devant la Nation.
Deuxièmement -- La dictature des Duvalier, reconnue comme l’une des plus brutales de la deuxième partie du XXème siècle, a systématiquement utilisé la détention dans des conditions abominables comme l’un des moyens les plus efficaces pour contrôler la population et se maintenir au pouvoir. Certaines prisons, comme le tristement célèbre « Fort-Dimanche », face à la Croix-des-Bossales, peuvent être sans réserve qualifiées de « camp d’extermination ».
Aujourd’hui, il faut constater, plus de 20 ans après le départ des Duvalier, que les efforts pour instaurer l’Etat de Droit, ne se sont pas portés, comme il aurait fallu, sur le système pénitentiaire qui accuse encore l’héritage légué par le régime précédent.
Les séquelles de ce dernier continuent à se faire sentir, en particulier dans les prisons et centres de détention dont les conditions inqualifiables ont été amplement documentées et dénoncées par des rapports officiels d’organisations locales ou de gouvernements et d’institutions internationales, comme le rapport de l’Institut Vera et celui, tout récent, du Département d’Etat des EUA, pour ne citer que ceux-là.
C’est pourquoi, selon les organisations soussignées, ce qui reste de l’argent provenant des détournements de fonds par la famille Duvalier, devrait servir, en priorité, à humaniser les conditions d’existence des personnes détenues actuellement dans les prisons du pays pour les amener au niveau requis par les normes internationales. Que les fonds Duvalier soient utilisés à ces fins manifesterait symboliquement, éthiquement, la volonté de rupture avec l’ héritage associé à ce nom et tout ce qui avait été conçu et utilisé pour violenter et anéantir la personne humaine.
Cette destination des fonds Duvalier pour la normalisation des conditions d’emprisonnement et de détention nous parait représenter un acte de profonde humanité qui serait soutenu par la nation tout entière.
Ainsi soit fait.
Ont signé, le 30 mars 2009
CENTRE ŒCUMENIQUE DES DROITS HUMAINS ( CEDH )
Jean-Claude Bajeux
COMMISSION EPISCOPALE NATIONALE JUSTICE ET PAIX (JILAP)
P. Jan Hanssens
LA FONDATION HÉRITAGE (FLHH) –Section haïtienne de Transparency International Marilyn Allien
GROUPE d’ APPUI AUX RAPATRIÉS ET RÉFUGIÉS ( GARR ) Serge Lamothe
Les organisations soussignées qui, depuis plusieurs années, ont accompagné le cheminement de la procédure concernant les fonds Duvalier existant encore dans les banques suisses, expriment ici leur position quant à « la remise » de ces fonds et leur « utilisation »
Premièrement --- La remise de ces fonds à l’Etat Haïtien ne saurait être accompagnée de conditions imposées de l’extérieur. Seul, l’Etat, en représentation du peuple Haïtien, doit assumer
la responsabilité de ces fonds qui lui sont remis et de veiller scrupuleusement à la gestion et l’utilisation qui en seront faites et en rendre compte devant la Nation.
Deuxièmement -- La dictature des Duvalier, reconnue comme l’une des plus brutales de la deuxième partie du XXème siècle, a systématiquement utilisé la détention dans des conditions abominables comme l’un des moyens les plus efficaces pour contrôler la population et se maintenir au pouvoir. Certaines prisons, comme le tristement célèbre « Fort-Dimanche », face à la Croix-des-Bossales, peuvent être sans réserve qualifiées de « camp d’extermination ».
Aujourd’hui, il faut constater, plus de 20 ans après le départ des Duvalier, que les efforts pour instaurer l’Etat de Droit, ne se sont pas portés, comme il aurait fallu, sur le système pénitentiaire qui accuse encore l’héritage légué par le régime précédent.
Les séquelles de ce dernier continuent à se faire sentir, en particulier dans les prisons et centres de détention dont les conditions inqualifiables ont été amplement documentées et dénoncées par des rapports officiels d’organisations locales ou de gouvernements et d’institutions internationales, comme le rapport de l’Institut Vera et celui, tout récent, du Département d’Etat des EUA, pour ne citer que ceux-là.
C’est pourquoi, selon les organisations soussignées, ce qui reste de l’argent provenant des détournements de fonds par la famille Duvalier, devrait servir, en priorité, à humaniser les conditions d’existence des personnes détenues actuellement dans les prisons du pays pour les amener au niveau requis par les normes internationales. Que les fonds Duvalier soient utilisés à ces fins manifesterait symboliquement, éthiquement, la volonté de rupture avec l’ héritage associé à ce nom et tout ce qui avait été conçu et utilisé pour violenter et anéantir la personne humaine.
Cette destination des fonds Duvalier pour la normalisation des conditions d’emprisonnement et de détention nous parait représenter un acte de profonde humanité qui serait soutenu par la nation tout entière.
Ainsi soit fait.
Ont signé, le 30 mars 2009
CENTRE ŒCUMENIQUE DES DROITS HUMAINS ( CEDH )
Jean-Claude Bajeux
COMMISSION EPISCOPALE NATIONALE JUSTICE ET PAIX (JILAP)
P. Jan Hanssens
LA FONDATION HÉRITAGE (FLHH) –Section haïtienne de Transparency International Marilyn Allien
GROUPE d’ APPUI AUX RAPATRIÉS ET RÉFUGIÉS ( GARR ) Serge Lamothe
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Marilyn Allien
Monday, December 10, 2007
La Fondation Héritage réclame une lutte contre la corruption impartiale
Lundi, 10 décembre 2007 12:12
La Fondation Héritage réclame une lutte contre la corruption impartiale
Radio Metropole
(Read the original article here.)
La directrice de la Fondation Héritage, branche haïtienne de Transparency International, Marilyn B. Allien, fait état d’avancées dans le cadre de la lutte contre la corruption, rappelant la ratification, en mai 2007, par le parlement de la convention de l’ONU contre la corruption.
En ce qui a trait aux poursuites contre l’ancien président Aristide , Marilyn Allien se déclare choquée par les dernières déclarations du président Préva,l soulignant que les deux déclarations du chef de l’état sur ce dossier sont contradictoires. " Lors de la première déclaration il avait dit que le gouvernement n’avait pas les moyens financiers pour honorer les engagements envers les cabinets d’avocats", rappelle Mme Allien.
Tout en souhaitant que la plainte contre Jean Bertrand Aristide soit relancée, la responsable de la Fondation Heritage soutient que les plus grands corrompus ont été des chefs d’état, pour qui le pouvoir est un gâteau a partager.
Mme Allien soutient que le gouvernement a réalisé des actions d’éclats mais pas d’actions conjuguées des différentes institutions étatiques. " Pour le moment la lutte est réalisée sans plan", dit-elle mettant l’accent sur l’absence de suivi de l’enquête de l’Unité Centrale de Lutte contre la Corruption (ULCC) sur la perception de la corruption.
L’étude nous permet de comprendre qu’il y a un vrai problème de corruption au niveau de la fonction publique", assure Mme Allien regrettant qu’il n’existe pas une stratégie nationale de lutte contre la corruption. Selon Marilyn B. Allien il faut plus que la lutte contre la corruption il faut une stratégie nationale pour l’intégrité.
Tout en refusant de qualifier la lutte réalisée par le gouvernement de combat ciblé madame Allien fait remarquer qu’il n’y a eu aucun membre du gouvernement ou de la présidence appréhendé dans le cadre de cette lutte. " Il semble que ce combat ne se fait pas de manière cohérente", lance t-elle.
En ce qui a trait aux poursuites contre l’ancien président Aristide , Marilyn Allien se déclare choquée par les dernières déclarations du président Préva,l soulignant que les deux déclarations du chef de l’état sur ce dossier sont contradictoires. " Lors de la première déclaration il avait dit que le gouvernement n’avait pas les moyens financiers pour honorer les engagements envers les cabinets d’avocats", rappelle Mme Allien.
Tout en souhaitant que la plainte contre Jean Bertrand Aristide soit relancée, la responsable de la Fondation Heritage soutient que les plus grands corrompus ont été des chefs d’état, pour qui le pouvoir est un gâteau a partager.
La Fondation Héritage réclame une lutte contre la corruption impartiale
Radio Metropole
(Read the original article here.)
La directrice de la Fondation Héritage, branche haïtienne de Transparency International, Marilyn B. Allien, fait état d’avancées dans le cadre de la lutte contre la corruption, rappelant la ratification, en mai 2007, par le parlement de la convention de l’ONU contre la corruption.
En ce qui a trait aux poursuites contre l’ancien président Aristide , Marilyn Allien se déclare choquée par les dernières déclarations du président Préva,l soulignant que les deux déclarations du chef de l’état sur ce dossier sont contradictoires. " Lors de la première déclaration il avait dit que le gouvernement n’avait pas les moyens financiers pour honorer les engagements envers les cabinets d’avocats", rappelle Mme Allien.
Tout en souhaitant que la plainte contre Jean Bertrand Aristide soit relancée, la responsable de la Fondation Heritage soutient que les plus grands corrompus ont été des chefs d’état, pour qui le pouvoir est un gâteau a partager.
Mme Allien soutient que le gouvernement a réalisé des actions d’éclats mais pas d’actions conjuguées des différentes institutions étatiques. " Pour le moment la lutte est réalisée sans plan", dit-elle mettant l’accent sur l’absence de suivi de l’enquête de l’Unité Centrale de Lutte contre la Corruption (ULCC) sur la perception de la corruption.
L’étude nous permet de comprendre qu’il y a un vrai problème de corruption au niveau de la fonction publique", assure Mme Allien regrettant qu’il n’existe pas une stratégie nationale de lutte contre la corruption. Selon Marilyn B. Allien il faut plus que la lutte contre la corruption il faut une stratégie nationale pour l’intégrité.
Tout en refusant de qualifier la lutte réalisée par le gouvernement de combat ciblé madame Allien fait remarquer qu’il n’y a eu aucun membre du gouvernement ou de la présidence appréhendé dans le cadre de cette lutte. " Il semble que ce combat ne se fait pas de manière cohérente", lance t-elle.
En ce qui a trait aux poursuites contre l’ancien président Aristide , Marilyn Allien se déclare choquée par les dernières déclarations du président Préva,l soulignant que les deux déclarations du chef de l’état sur ce dossier sont contradictoires. " Lors de la première déclaration il avait dit que le gouvernement n’avait pas les moyens financiers pour honorer les engagements envers les cabinets d’avocats", rappelle Mme Allien.
Tout en souhaitant que la plainte contre Jean Bertrand Aristide soit relancée, la responsable de la Fondation Heritage soutient que les plus grands corrompus ont été des chefs d’état, pour qui le pouvoir est un gâteau a partager.
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