National
12 Juin 2011
Assassinat de Guiteau Toussaint, président du conseil d'administration de la BNC
Le Nouvelliste
(Read the original article here)
Le décès de Guiteau Toussaint, 56 ans, président du conseil d'administration de la Banque Nationale de Crédit, a été constaté ce dimanche 12 juin 2011 à l'hôpital de la Communauté Haïtienne où il avait été transporté suite à des blessures par balles reçues en sa résidence à Vivy Mitchel (Frères), a appris Le Nouvelliste de sources policières.
Selon les premiers éléments disponibles, des individus armés non identifiés se sont introduits dans son domicile, ont maîtrisé le personnel de maison et ont abattu d'une balle à la tête le banquier.
Le décès de Monsieur Toussaint a été constaté à l'hôpital de la Communauté haïtienne de Frères.
Ces dernières années M. Guiteau Toussaint avait conduit avec brio le sauvetage de la BNC une banque propriété de l'Etat haïtien aux bords de la faillite quand il en prit le contrôle en mars 1999.
Triste de fin pour celui qui a servi la fonction publique et son pays pendant trente-sept ans dont douze à la direction de la BNC. Pendant plusieurs années il a occupé le poste de Vice-Président de l'Association Professionnelle des Banques (APB). En avril 2011, le Group Croissance l'avait honoré pour son travail au sein de la corporation.
Diplômé en Gestion à l'Institut National d'Administration, de Gestion et des Hautes Etudes
Internationales (INAGHEI), ancien professeur d'Université, avant de se retrouver à la tête de la BNC, Guiteau Toussaint a travaillé au ministère de l'Economie et des Finances où il était directeur général et également dans d'autres institutions financières. Il a été directeur financier de l'Institut de Développement Agricole et Industriel (IDAI) devenu par la suite, Banque Nationale de Développement Agricole et Industriel (BNDAI).
En dépit de tout, c'est son parcours exemplaire avec la Banque Nationale de Crédit qui restera comme la réalisation majeure de sa vie professionelle.
Guiteau Toussaint est arrivé à la BNC en 1999, plus précisément au mois de mars 1999 avec une mission claire, nette et précise : Celle de restructurer cette institution. D'ailleurs le comité qu'il préside s'appelle le Comité provisoire de contrôle et de restructuration de la BNC. Ce qui constituait un détour dans la vie de la BNC vu qu'avant, c'était toujours un conseil d'administration qui dirigeait cette institution.
D'où vient l'idée de ce comité de restructuration qui était le deuxième du genre ? Cela venait du fait que la BNC a connu, comme toute institution, des moments difficiles dans son existence. Entre 1991 et 1995, d'autres banques commerciales privées sont arrivées sur le marché avec des ressources humaines beaucoup plus dynamiques et beaucoup plus orientées clients que la BNC. Cette dernière jouissait jusqu'alors d'une situation de quasi-monopole avec la Banque Royale du
Canada et la Banque de l'Union haïtienne sur le marché local.
Incapable de se battre, pendant les années 90, la BNC perdit rapidement d'importantes parts de marché et fut déclassée. De la première place parmi les banques de la place, elle passa à la sixième position. A côté du fait qu'elle perdit des parts de marché, les fonds propres de la banque fondirent également avec les déficits enregistrés au sein de l'institution.
A ce moment, deux options s'offraient aux responsables : privatiser (moderniser) la banque ou la restructurer. Une première expérience, conduite par la Banque de la République d'Haïti, ne donna pas les résultats escomptés. Alors l'Etat haïtien pris la décision de donner une deuxième chance à la BNC afin de voir comment on peut sauver ce patrimoine national.
C'est dans ce contexte que le Directeur général du ministère de l'Economie et des Finances d'alors, Guiteau Toussaint arrive à la banque avec la mission d'analyser les possibilités de la restructurer. L'autorité de nomination lui accorde trois mois pour donner une idée claire sur cette affaire à savoir si la BNC pouvait être sauvée ou s'il fallait la laisser périr.
« Moi et mon équipe nous avions compris qu'il s'agissait d'un défi et nous avions pris le taureau par les cornes et montré que le miracle était possible moyennant une restructuration dans ses modes d'opération, ses ressources humaines, sa capitalisation », expliqua Toussaint lors d'une interview accordée au Nouvelliste en 2009.
« Ainsi nous avions fait notre rapport à l'autorité de tutelle, le ministère de l'Economie et des Finances et au Chef de l'Etat pour leur dire que l'institution pouvait être sauvée moyennant certaines conditions bien précises. Nous avions fait le travail de restructuration qui a duré deux ans, deux ans et demi. »
La Banque Nationale de Crédit pu être sauvée et est devenue dix ans plus tard un fleuron dans le patrimoine de l'Etat haïtien avec un actif total de plus de 18 milliards de gourdes, des fonds propres de 1.4 milliard de gourdes, des dépôts totaux de 15 milliards alors qu'en 1999 l'actif total de la banque était de 1.8 milliard de gourdes. Pendant cette période, l'actif a pu être multiplié par 10, ainsi que les dépôts, les prêts et les fonds propres.
Gage de la bonne santé de la BNC, l'Etat, son actionnaire, et la Banque de la République d'Haïti, l'autorité de contrôle du secteur, lui permirent de mener une opération majeure et inédite dans l'histoire bancaire en Haïti : une banque publique a pu faire acquisition d'une banque commerciale qui était en difficulté.
« Cela a été une transaction pour protéger le système bancaire haïtien d'une crise systémique. Après ce qui s'est passé avec les coopératives financières, la Banque centrale a beaucoup incité la BNC à faire l'acquisition des actifs et passifs de la Socabank » eut à dire Guiteau Toussaint en 2009.
La BNC fit l'acquisition de la SocaBank, une banque en difficulté. La Soca présentait un avoir net négatif de 1.5 milliard de gourdes. Cette transaction a été faite dans une perspective de sauvetage du système financier et de protection de l'avoir des déposants.
L'un des axes majeurs de la restructuration de la BNC a été les ressources humaines tant du point quantitatif qu'au point de vue qualitatif. La banque fonctionnait avec un effectif de plus de 800 employés en 1999 alors que des études démontraient qu'elle pouvait fonctionner très facilement avec un effectif de 350 à 400 employés. Il fallait réduire la taille de cette institution en accordant certains avantages aux partants.
« Ce que nous avons fait. Et pour compléter l'effectif, on a fait appel à des consultants, à des ressources beaucoup plus jeunes et dynamiques avec un nouvel esprit orienté client. Comme je le dis toujours, ce dernier est la raison d'être de la banque», argumenta Toussaint lors de cet entretien.
« Il nous a fallu beaucoup de temps pour mettre ce nouvel esprit dans la tête de tout un chacun à savoir que la banque existe parce que le client y vient. Nous avons fait le travail, mais ce n'est pas encore gagné à cent pour cent. Il faut continuellement le faire avec les nouveaux qui arrivent, leur inculquer cet esprit et faire en sorte qu'ils puissent fournir un service de qualité aux clients qui arrivent. »
Interroger sur la vision de celui qui conseil après conseil été resté en poste à la tête de la BNC pour un des plus long règne au sein de cette institution née de la scission de la Banque Nationale de la République d'Haïti en BRH, la banque centrale et la BNC une banque commerciale, Guiteau Toussaint déclara :
« Pour diriger une institution comme la BNC, il faut aussi avoir de la vision. Une vision c'est comme un rêve auquel nous donnons un délai. Notre vision est de faire de la BNC une des banques les mieux cotées de la place en termes de services bancaires. Cette banque doit continuer à créer de la valeur pour son propriétaire et pour la communauté. Elle doit être une banque efficace et efficiente au service de la communauté et orientée vers la promotion de l'économie nationale. C'est notre vision de la banque et c'est cette vision qui, chaque jour, chaque mois, chaque année, défile continuellement devant nous dans notre travail. »
Frantz Duval
Avec l'aide de Gary L. Cyprien
Monday, June 13, 2011
Sunday, June 12, 2011
Note de Presse de LFHH relative à la Déclaration de Patrimoine
Note de Presse de LFHH relative à la Déclaration de Patrimoine.
La Fondation Héritage pour Haïti (LFHH)
Pétion-Ville, Haïti, le 10 juin 2011 – La Fondation Héritage pour Haïti (LFHH), section haïtienne de Transparency International (TI) rappelle que la loi portant sur la Déclaration de Patrimoine, datée du 18 février 2008, publiée dans Le Moniteur No. 17 du 20 février 2008 oblige certaines catégories de personnalités politiques, de fonctionnaires et autres agents publics à faire la déclaration de leur patrimoine dans un délai de trente (30) jours après leur entrée en fonction et trente (30) jours après la fin de leur mandat. Cette déclaration comprend l’ensemble des biens meubles et immeubles incluant les dettes hypothécaires, les dettes personnelles et tous autres engagements.
LFHH estime que l’application de ces dispositions légales rentre dans le cadre des dispositions régissant un état démocratique et contribue à une meilleure gouvernance. Dans la présente conjoncture de passation de pouvoir suite à l’investiture d’un nouveau Chef d’Etat et à la formation en cours d’un nouveau gouvernement, LFHH juge opportun d’encourager les membres du gouvernement sortant, les anciens parlementaires qui n’ont pas été reconduits, les nouveaux élus (Président, députés et sénateurs) et tous les fonctionnaires et autres agents publics concernés à se conformer à la loi.
Les personnalités politiques, fonctionnaires et autres agents publics tenus de faire la déclaration de patrimoine sont indiqués à l’article 7 de la loi portant sur la Déclaration de Patrimoine. Conformément aux articles 3 à 6 de ladite loi, la déclaration de patrimoine doit se faire au greffe du Tribunal de Première Instance du domicile du ou de la déclarant (e), et l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) est chargée de collecter dans les greffes des différentes juridictions du pays les informations fournies par les déclarants (es), de les traiter en vue de la création d’une base de données dont elle a la garde et le contrôle, et qu’elle analyse aux fins d’enquête en cas de soupçon d’enrichissement illicite ou de tout autre acte de corruption.
LFHH exhorte l’ULCC à veiller à la stricte application de ladite loi et à adopter les mesures appropriées prévues en cas de constat de défaut de déclaration de patrimoine, conformément aux dispositions des articles 16 à 19 de la loi portant sur la Déclaration de Patrimoine.
LFHH souhaite que les dispositions de ladite loi, notamment les délais prévus, soient respectées en vue de garantir la transparence de la vie politique et administrative et protéger le patrimoine public de l’Etat, tout en préservant la dignité de ces personnalités politiques, fonctionnaires et autres agents publics qui y sont assujettis.
La Fondation Héritage pour Haïti
Section haïtienne de Transparency International
LA FONDATION HÉRITAGE POUR HAÏTI (LFHH)
LE CENTRE POUR L’ETHIQUE ET L’INTÉGRITÉ PUBLIQUE ET PRIVÉE
La Fondation Héritage pour Haïti (LFHH)
Pétion-Ville, Haïti, le 10 juin 2011 – La Fondation Héritage pour Haïti (LFHH), section haïtienne de Transparency International (TI) rappelle que la loi portant sur la Déclaration de Patrimoine, datée du 18 février 2008, publiée dans Le Moniteur No. 17 du 20 février 2008 oblige certaines catégories de personnalités politiques, de fonctionnaires et autres agents publics à faire la déclaration de leur patrimoine dans un délai de trente (30) jours après leur entrée en fonction et trente (30) jours après la fin de leur mandat. Cette déclaration comprend l’ensemble des biens meubles et immeubles incluant les dettes hypothécaires, les dettes personnelles et tous autres engagements.
LFHH estime que l’application de ces dispositions légales rentre dans le cadre des dispositions régissant un état démocratique et contribue à une meilleure gouvernance. Dans la présente conjoncture de passation de pouvoir suite à l’investiture d’un nouveau Chef d’Etat et à la formation en cours d’un nouveau gouvernement, LFHH juge opportun d’encourager les membres du gouvernement sortant, les anciens parlementaires qui n’ont pas été reconduits, les nouveaux élus (Président, députés et sénateurs) et tous les fonctionnaires et autres agents publics concernés à se conformer à la loi.
Les personnalités politiques, fonctionnaires et autres agents publics tenus de faire la déclaration de patrimoine sont indiqués à l’article 7 de la loi portant sur la Déclaration de Patrimoine. Conformément aux articles 3 à 6 de ladite loi, la déclaration de patrimoine doit se faire au greffe du Tribunal de Première Instance du domicile du ou de la déclarant (e), et l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) est chargée de collecter dans les greffes des différentes juridictions du pays les informations fournies par les déclarants (es), de les traiter en vue de la création d’une base de données dont elle a la garde et le contrôle, et qu’elle analyse aux fins d’enquête en cas de soupçon d’enrichissement illicite ou de tout autre acte de corruption.
LFHH exhorte l’ULCC à veiller à la stricte application de ladite loi et à adopter les mesures appropriées prévues en cas de constat de défaut de déclaration de patrimoine, conformément aux dispositions des articles 16 à 19 de la loi portant sur la Déclaration de Patrimoine.
LFHH souhaite que les dispositions de ladite loi, notamment les délais prévus, soient respectées en vue de garantir la transparence de la vie politique et administrative et protéger le patrimoine public de l’Etat, tout en préservant la dignité de ces personnalités politiques, fonctionnaires et autres agents publics qui y sont assujettis.
La Fondation Héritage pour Haïti
Section haïtienne de Transparency International
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LE CENTRE POUR L’ETHIQUE ET L’INTÉGRITÉ PUBLIQUE ET PRIVÉE
Wednesday, May 25, 2011
Monday, May 16, 2011
Thursday, May 12, 2011
Haiti spruces up for Martelly swearing-in
Haiti spruces up for Martelly swearing-in
11 May 2011
By Clarens Renois
AFP
PORT-AU-PRINCE — Haiti's capital Port-au-Prince, still shattered after last year's earthquake, is sprucing up as best it can ahead of this weekend's swearing-in ceremony for president-elect Michel Martelly.
Women with brooms fanned out along Port-au-Prince's Avenue Panamerican that links the capital to the suburb of Petion-ville, in a frenetic effort to clear away weeks of accumulated refuse ahead of Saturday's inauguration.
The sweepers are an essential element of the city's facelift, as Haiti prepares for its first major political celebration since Port-au-Prince was leveled by the powerful January 2010 quake.
"With the arrival of President Martelly, we want to give a new look to the capital," explained one of the workers, who said that the mounds of collected garbage would be incinerated.
It is, however, a Sisyphean labor. No sooner have the women cleared away debris than it reappears in the road, forcing them to repeat their efforts, sometimes several times over.
In addition to sweeping and scrubbing, there is lots of re-painting going on in many neighborhoods, with building facades scrubbed of political graffiti and commercial advertisements.
The cleanup effort is being carried out, by and large, by volunteers. One group, "Haiti Propre" or "Clean Haiti" discreetly toils day after day to rid the city of trash and to restore the charms hidden beneath tons of the rubble and refuse.
"Our capital is beautiful; We have to stop treating it like an enormous trash can," said one of member of the group, who said he hopes to introduce similar efforts elsewhere in Haiti.
Meanwhile, the Haitian capital has become a major construction site, with dozens of workers laboring to erect installations for viewing the inauguration, and to construct a dais from which Martelly will to address the Haitian people and numerous dignitaries, including a dozen invited heads of state.
Haitians are praying for a fresh start under Martelly, whose ubiquitous picture beams down from posters plastered across Port-au-Prince.
His swearing in Saturday is the latest chapter in Haiti's tumultuous political history. After weeks of uncertainty about the election result, Martelly last month was declared Haiti's president-elect after winning 67 percent of the vote in a historic run-off.
But he faces a challenge to forge true national unity, with just slightly more than one million out of more than 4.3 million eligible Haitian voters actually casting ballots.
A popular former carnival singer, Martelly has made the recovery of his devastated country a top priority, after the earthquake killed some 220,000 people and left 1.5 million homeless.
He also faces the challenge of forging alliances that will allow him to govern, with parliament controlled by outgoing President Rene Preval's political coalition.
Down the Avenue Panamerican a bit, Jean-Marie Duplessy, who heads up a club of Martelly supporters, has placed a portrait of his hero between pictures of two other political figures he greatly admires: US President Barack Obama and French President Nicolas Sarkozy.
He has a separate message for each of the three leaders.
For Obama: "Help us but let us live in peace," he said, similar to what he has to say to the French leader: "Don't exploit Haiti. Help us to get ahead."
Duplessy said his message for Martelly, is to offer the support of the club's entire 45-strong membership for the rebuilding effort.
"We are ready to work together, for the love of Haiti," he said.
Once Martelly takes office on May 14, he has vowed that his first six months will focus on moving hundreds of thousands of quake survivors out of squalid tent cities, tackling a resistant cholera epidemic and boosting agricultural production.
He also plans reforms of Haiti's dysfunctional education system, which he hopes will lead to armies of newly trained teachers, and construction of new schools.
In a public market in his hometown of Petion-ville one recent day, a truck blared tunes by "Sweet Micky," as Martelly is lovingly known by his fans.
Some like John, a university student, are skeptical that even a figure who benefits from as much goodwill as Martelly can change decades of endemic corruption, dictatorship and cronyism.
"He can't do anything by himself. He's going to have to tackle (Haiti's problems) with the help of everyone together," he said.
Another supporter said she is hopeful about Martelly's vow to introduce long-overdue school reform. But she also is prepared to hold his feet to the fire.
"I hope he's not deceiving us," said Martelly-backer Marie-Rodele, 22.
"If he does like all the other presidents," she said, "we will be the first to ask him to go."
11 May 2011
By Clarens Renois
AFP
PORT-AU-PRINCE — Haiti's capital Port-au-Prince, still shattered after last year's earthquake, is sprucing up as best it can ahead of this weekend's swearing-in ceremony for president-elect Michel Martelly.
Women with brooms fanned out along Port-au-Prince's Avenue Panamerican that links the capital to the suburb of Petion-ville, in a frenetic effort to clear away weeks of accumulated refuse ahead of Saturday's inauguration.
The sweepers are an essential element of the city's facelift, as Haiti prepares for its first major political celebration since Port-au-Prince was leveled by the powerful January 2010 quake.
"With the arrival of President Martelly, we want to give a new look to the capital," explained one of the workers, who said that the mounds of collected garbage would be incinerated.
It is, however, a Sisyphean labor. No sooner have the women cleared away debris than it reappears in the road, forcing them to repeat their efforts, sometimes several times over.
In addition to sweeping and scrubbing, there is lots of re-painting going on in many neighborhoods, with building facades scrubbed of political graffiti and commercial advertisements.
The cleanup effort is being carried out, by and large, by volunteers. One group, "Haiti Propre" or "Clean Haiti" discreetly toils day after day to rid the city of trash and to restore the charms hidden beneath tons of the rubble and refuse.
"Our capital is beautiful; We have to stop treating it like an enormous trash can," said one of member of the group, who said he hopes to introduce similar efforts elsewhere in Haiti.
Meanwhile, the Haitian capital has become a major construction site, with dozens of workers laboring to erect installations for viewing the inauguration, and to construct a dais from which Martelly will to address the Haitian people and numerous dignitaries, including a dozen invited heads of state.
Haitians are praying for a fresh start under Martelly, whose ubiquitous picture beams down from posters plastered across Port-au-Prince.
His swearing in Saturday is the latest chapter in Haiti's tumultuous political history. After weeks of uncertainty about the election result, Martelly last month was declared Haiti's president-elect after winning 67 percent of the vote in a historic run-off.
But he faces a challenge to forge true national unity, with just slightly more than one million out of more than 4.3 million eligible Haitian voters actually casting ballots.
A popular former carnival singer, Martelly has made the recovery of his devastated country a top priority, after the earthquake killed some 220,000 people and left 1.5 million homeless.
He also faces the challenge of forging alliances that will allow him to govern, with parliament controlled by outgoing President Rene Preval's political coalition.
Down the Avenue Panamerican a bit, Jean-Marie Duplessy, who heads up a club of Martelly supporters, has placed a portrait of his hero between pictures of two other political figures he greatly admires: US President Barack Obama and French President Nicolas Sarkozy.
He has a separate message for each of the three leaders.
For Obama: "Help us but let us live in peace," he said, similar to what he has to say to the French leader: "Don't exploit Haiti. Help us to get ahead."
Duplessy said his message for Martelly, is to offer the support of the club's entire 45-strong membership for the rebuilding effort.
"We are ready to work together, for the love of Haiti," he said.
Once Martelly takes office on May 14, he has vowed that his first six months will focus on moving hundreds of thousands of quake survivors out of squalid tent cities, tackling a resistant cholera epidemic and boosting agricultural production.
He also plans reforms of Haiti's dysfunctional education system, which he hopes will lead to armies of newly trained teachers, and construction of new schools.
In a public market in his hometown of Petion-ville one recent day, a truck blared tunes by "Sweet Micky," as Martelly is lovingly known by his fans.
Some like John, a university student, are skeptical that even a figure who benefits from as much goodwill as Martelly can change decades of endemic corruption, dictatorship and cronyism.
"He can't do anything by himself. He's going to have to tackle (Haiti's problems) with the help of everyone together," he said.
Another supporter said she is hopeful about Martelly's vow to introduce long-overdue school reform. But she also is prepared to hold his feet to the fire.
"I hope he's not deceiving us," said Martelly-backer Marie-Rodele, 22.
"If he does like all the other presidents," she said, "we will be the first to ask him to go."
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Wednesday, May 11, 2011
Identifier et sanctionner les auteurs de la tentative de coup d’Etat parlementaire du 9 mai 2011
Haïti-Politique-Editorial
Le « Kase fèy kouvri sa » doit cesser et le règne de l’impunité prendre fin !
Identifier et sanctionner les auteurs de la tentative de coup d’Etat parlementaire du 9 mai 2011
mercredi 11 mai 2011
(Read the original article here)
La tentative de coup d’Etat parlementaire du lundi 9 mai dernier ne devrait pas être classée sans suite. La pratique du « Kase fèy kouvri sa » nous a déjà joué de très mauvais tours. Si on y a recours encore une fois, de le cycle infernal des calamités sociales et politiques continuera à se perpétuer.
Le problème est qu’on est en présence d’individus et de pratiques qui se situent tout à fait dans le passé. Paradoxalement, l’aspiration au changement est manifeste au sein d’une population pourtant à majorité analphabète.
Se situer dans le passé signifie quoi, aujourd’hui ?
L’exemple de quelques pratiques et comportements, ainsi que de leurs conséquences logiques, devraient suffire à l’édification de tous. Des pratiques et comportements tout à fait contraires au changement et à la modernité dont voici une liste non-exhaustive :
- Recours systématique à des combines politiques consistant en la conclusion clandestine d’accords malsains au regard des lois en vigueur ;
- Mépris de l’opinion publique : refus du débat et du dialogue ; absence de transparence dans les actes posés ;
- Subordination de l’intérêt général à l’intérêt particulier : primauté des intérêts individuels, de clans, de partis sur les intérêts du groupe, de la communauté ;
- Absence de ligne et de conviction politiques : opportunisme cynique, manque de cohérence dans le discours comme dans les actes ; manque de courage politique ; langue de bois ; double langage (Woulem 2 bò) ; inconstance politique se traduisant par un manque de loyauté par rapport au groupe d’appartenance et/ou changement permanent de camp politique ou de chapeau politique, selon les intérêts du moment ;
- Mépris de la Constitution, des lois et de toutes règles : actions ouvertement illégales et arbitraires ;
Dans le cas qui nous préoccupe, celui de la tentative avortée de coup d’Etat parlementaire du 9 mai, outre les pratiques et comportements énumérés, il existe des facteurs aggravants : le fait par des parlementaires d’avoir voulu délibérément étendre la durée de leur mandat constitue une atteinte grave au principe de la souveraineté populaire. Car, agissant ainsi, les parlementaires ont tenté de se substituer au souverain, le peuple, dont ils sont censés être l’émanation, pour déterminer eux-mêmes la durée des mandats.
Le deuxième acte qu’il faudrait définitivement placer sous le vocable de « piraterie parlementaire » c’est l’introduction délibérée dans le texte de la proposition d’amendement de la clause relative aux deux mandats consécutifs pour le président de la république. Une violation flagrante d’un prescrit de la charte fondamentale qui vise à préserver le pays à la fois d’élections dirigées et de la pérennisation au pouvoir d’un quelconque régime.
Le « Kase fèy kouvri sa » doit cesser et le règne de l’impunité prendre fin !
Une enquête devrait être menée pour clairement déterminer ce qui se tramait et identifier qui en étaient les auteurs. Quels qu’ils soient. Si, comme on le laisse entendre, le président élu s’est mêlé de la partie, il devrait publiquement s’expliquer, au nom du changement qu’il prône. De toute façon, qu’il y soit impliqué compromettrait déjà la prétention de sa part d’incarner le changement, à quelques jours de son investiture.
Au nom du changement, il faudrait définitivement bannir le « Kase fèy kouvri sa ». Et, surtout, il faut qu’il y ait systématiquement des sanctions, fussent-elles morales, contre ceux-là qui se seront rendus coupables d’actes attentatoires à l’ordre constitutionnel, à l’équilibre du système démocratique en construction, au prestige et à l’honorabilité des institutions républicaines. Parce que "Chen ki manje ze, pa janm kite » et la démocratie, ainsi que la justice, ne font pas bon ménage avec l’impunité.
Marvel DANDIN
Le « Kase fèy kouvri sa » doit cesser et le règne de l’impunité prendre fin !
Identifier et sanctionner les auteurs de la tentative de coup d’Etat parlementaire du 9 mai 2011
mercredi 11 mai 2011
(Read the original article here)
La tentative de coup d’Etat parlementaire du lundi 9 mai dernier ne devrait pas être classée sans suite. La pratique du « Kase fèy kouvri sa » nous a déjà joué de très mauvais tours. Si on y a recours encore une fois, de le cycle infernal des calamités sociales et politiques continuera à se perpétuer.
Le problème est qu’on est en présence d’individus et de pratiques qui se situent tout à fait dans le passé. Paradoxalement, l’aspiration au changement est manifeste au sein d’une population pourtant à majorité analphabète.
Se situer dans le passé signifie quoi, aujourd’hui ?
L’exemple de quelques pratiques et comportements, ainsi que de leurs conséquences logiques, devraient suffire à l’édification de tous. Des pratiques et comportements tout à fait contraires au changement et à la modernité dont voici une liste non-exhaustive :
- Recours systématique à des combines politiques consistant en la conclusion clandestine d’accords malsains au regard des lois en vigueur ;
- Mépris de l’opinion publique : refus du débat et du dialogue ; absence de transparence dans les actes posés ;
- Subordination de l’intérêt général à l’intérêt particulier : primauté des intérêts individuels, de clans, de partis sur les intérêts du groupe, de la communauté ;
- Absence de ligne et de conviction politiques : opportunisme cynique, manque de cohérence dans le discours comme dans les actes ; manque de courage politique ; langue de bois ; double langage (Woulem 2 bò) ; inconstance politique se traduisant par un manque de loyauté par rapport au groupe d’appartenance et/ou changement permanent de camp politique ou de chapeau politique, selon les intérêts du moment ;
- Mépris de la Constitution, des lois et de toutes règles : actions ouvertement illégales et arbitraires ;
Dans le cas qui nous préoccupe, celui de la tentative avortée de coup d’Etat parlementaire du 9 mai, outre les pratiques et comportements énumérés, il existe des facteurs aggravants : le fait par des parlementaires d’avoir voulu délibérément étendre la durée de leur mandat constitue une atteinte grave au principe de la souveraineté populaire. Car, agissant ainsi, les parlementaires ont tenté de se substituer au souverain, le peuple, dont ils sont censés être l’émanation, pour déterminer eux-mêmes la durée des mandats.
Le deuxième acte qu’il faudrait définitivement placer sous le vocable de « piraterie parlementaire » c’est l’introduction délibérée dans le texte de la proposition d’amendement de la clause relative aux deux mandats consécutifs pour le président de la république. Une violation flagrante d’un prescrit de la charte fondamentale qui vise à préserver le pays à la fois d’élections dirigées et de la pérennisation au pouvoir d’un quelconque régime.
Le « Kase fèy kouvri sa » doit cesser et le règne de l’impunité prendre fin !
Une enquête devrait être menée pour clairement déterminer ce qui se tramait et identifier qui en étaient les auteurs. Quels qu’ils soient. Si, comme on le laisse entendre, le président élu s’est mêlé de la partie, il devrait publiquement s’expliquer, au nom du changement qu’il prône. De toute façon, qu’il y soit impliqué compromettrait déjà la prétention de sa part d’incarner le changement, à quelques jours de son investiture.
Au nom du changement, il faudrait définitivement bannir le « Kase fèy kouvri sa ». Et, surtout, il faut qu’il y ait systématiquement des sanctions, fussent-elles morales, contre ceux-là qui se seront rendus coupables d’actes attentatoires à l’ordre constitutionnel, à l’équilibre du système démocratique en construction, au prestige et à l’honorabilité des institutions républicaines. Parce que "Chen ki manje ze, pa janm kite » et la démocratie, ainsi que la justice, ne font pas bon ménage avec l’impunité.
Marvel DANDIN
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Monday, May 9, 2011
Haitian lawmakers vote to allow dual nationality
Haitian lawmakers vote to allow dual nationality
Associated Press
Mon May 9 2011, 12:49 am ET
PORT-AU-PRINCE, Haiti – Haitians living overseas will now have more rights in their homeland.
Haitian lawmakers late Sunday amended an article in the old constitution that will do away with a law that bans dual nationality.
That means the 2 million Haitians living in the United States, Canada and elsewhere will have more say in the political affairs of Haiti. They are now able to run for lower levels of office and own land, a senator said.
The amendment won't be official until it's published in The Monitor, a government publication.
Associated Press
Mon May 9 2011, 12:49 am ET
PORT-AU-PRINCE, Haiti – Haitians living overseas will now have more rights in their homeland.
Haitian lawmakers late Sunday amended an article in the old constitution that will do away with a law that bans dual nationality.
That means the 2 million Haitians living in the United States, Canada and elsewhere will have more say in the political affairs of Haiti. They are now able to run for lower levels of office and own land, a senator said.
The amendment won't be official until it's published in The Monitor, a government publication.
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