Monday, October 6, 2014

Communiqué from the Collectif contre l’impunité on death of Jean-Claude Duvalier

Communiqué
 

Le décès de Jean-Claude Duvalier ne dispense pas l’État haïtien de ses obligations

Une crise cardiaque a terrassé à mort le dictateur Jean-Claude Duvalier le samedi 4 octobre 2014. S’il n’y avait pas eu le renversement du régime le 7 février 1986, Haïti serait encore aujourd’hui sous la férule de la dynastie Duvalier puisque, selon les constitutions duvaliériennes de 1971, 1983 et 1985, le pouvoir était « à vie » et héréditaire. 

Sans ce frein du 7 février 1986, Jean-Claude Duvalier aurait été le chef de l’État jusqu’à sa mort  et son fils, François-Nicolas Duvalier, qui revendique publiquement l’héritage de son grand-père François Duvalier, lui aurait succédé. Ce faisant, nulle autre personne ne pourrait prétendre occuper la fonction présidentielle. Cette donnée semble échapper au Président de la République, Monsieur Michel Martelly, qui s’empresse de rendre hommage au dictateur déchu, en le qualifiant « d’authentique fils d’Haïti », et d’exprimer ses sympathies à ses partisans qui sont légion dans son entourage. Ainsi, pour la énième fois, la présidence tente d’imposer le silence et l’oubli, en bafouant la mémoire des milliers de victimes des 29 ans de dictature, en niant le droit peuple du haïtien à la vérité et à la justice.   

La mort de Jean-Claude Duvalier met certes un terme aux poursuites contre sa personne. Cependant, cela n’élimine en aucun cas la responsabilité des consorts, donc des individus qui ont contribué à ce que des crimes soient massivement perpétrés. Nombre de ces consorts sont vivants et sont nommément cités dans le réquisitoire du Ministère public, dans les dépositions des plaignantes et plaignants et dans celles de divers témoins. Le décès de Jean-Claude Duvalier ne peut servir de prétexte pour perpétuer l’impunité. L’État haïtien à toujours l’obligation d’enquêter et de sanctionner les coupables. Le gouvernement ne peut donc se borner à déclarer qu’il laisse la justice « suivre son cours », en ignorant délibérément le fait que les poursuites contre Jean-Claude Duvalier et consorts ont été initiées par l’État haïtien lui-même, pour crimes contre l’humanité et crimes financiers, et sans moindrement fournir au système judiciaire les moyens humains et matériels de réaliser les enquêtes. Le gouvernement ne peut non plus feindre d’ignorer l’impact des prises de position du Président de la République. L’affaire Jean-Claude Duvalier et consorts a été maintenue ouverte grâce à l’engagement des membres du Collectif contre l’impunité et d’autres plaignants représentés par le Bureau des avocats internationaux (BAI). 

 Une certaine rhétorique voudrait faire croire qu’une page est tournée avec le décès de l’ex tyran. Il n’en est rien, puisque les mécanismes de la dictature n’ont pas été mis en lumière, le bilan des exactions commises n’a pas été officiellement dressé, les responsabilités n’ont pas été dument établies, la vérité n’a pas éclaté au grand jour et le devoir de mémoire reste et demeure une absolue nécessité. C’est en continuant à livrer le difficile combat contre l’impunité que l’esprit de la constitution de 1987, fondée sur le refus de la dictature et le respect des droits humains, sera respecté et qu’Haïti pourra véritablement construire un État de droit démocratique.

Le combat continue!

5 octobre 2014

Danièle Magloire, Coordonnatrice



Collectif contre l’impunité

Regroupement de plaignants-es  -contre l’ex dictateur Jean-Claude Duvalier et consorts-  et d’organisations de droits humains

Centre œcuménique des droits humains (CEDH)   

Kay Fanm (Maison des femmes)   
 

Mouvement des femmes haïtiennes pour l’éducation et le développement (MOUFHED)  

Réseau national de défense des droits humains (RNDDH)
 

Point focal: Centre œcuménique des droits humains (CEDH)  -  cedh@cedh-haiti.org 


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Visitez le site Haïti lute contre l’impunité: www.haitiluttecontre-impunite.org

Sunday, October 5, 2014

"La mort d’un tigre au teint très pâle" - Haiti author Lyonel Trouillot on Duvalier

Décès de Baby Doc : "La mort d’un tigre au teint très pâle"

Par Lyonel Trouillot

Publié le dimanche 5 octobre 2014

(Read original article here)

Jean-Claude Duvalier est mort. Dans les rues et dans les foyers, la nouvelle n’a pas créé de grandes émotions. L’homme semblait à peine vivant. Et, depuis son retour, il s’était installé dans le paysage comme, déjà, un fantôme ou un anachronisme. Et, même si de nombreux citoyens haïtiens ont exprimé le regret que la mort, qui n’est pas une sentence, soit venue lui épargner la reddition de comptes pour des vies et des biens, nos vies, nos biens, nul ne s’acharne à vouloir jeter son cadavre aux chiens. Ce peuple qu’il a tant fait souffrir sait une chose que lui, et son père avant lui, avaient oublié : la mort devrait être naturelle et le repos paisible.

Les Duvalier tuaient les vivants et les morts, n’avaient « d’ennemis que ceux de la nation », traitaient leurs victimes « d’apatrides », leur interdisaient tombes et funérailles. La réception tranquille de la nouvelle de la mort de Jean-Claude Duvalier fait la preuve que les peuples sont meilleurs que leurs dirigeants : Duvalier est mort, paix à son âme.

Le problème avec l’âme, c’est que la preuve n’en est faite que pour ceux qui y croient. On pourrait remplacer le mot par « esprit » ou « motivation », ou encore « personnalité ». Si l’on tient à le garder, habitude oblige, en général on peut le faire suivre par des épithètes. De l’âme on peut dire par exemple que François d’Assise l’avait bonne et François Duvalier plutôt mauvaise, qu’il en est de pures et de sombres.

A côté des crimes de sang et de ses hautes œuvres de prévaricateur, Jean-Claude Duvalier ne nous a rien laissé qui nous permettrait, modeste soulagement, de lui prêter une âme. Ses phrases les plus célèbres tiennent du ridicule. Son "pitit tig se tig"et son "ke makak la la pi rèd" ne témoignent de rien qui renvoie à l’idée d’une personnalité. On dirait un mauvais élève contraint de réciter sa leçon en public.

La tragédie de l’héritier : Élu par son père, il hérite d’un pouvoir et d’un peuple en cadeau. Il l’accepte et devient ainsi pleinement responsable devant l’Histoire. C’est un « Je » tout puissant qui ne sait pas dire « Je ». Un déficit de langage qui reste au pouvoir quatorze ans, se prolonge sur vingt-cinq ans d’exil. Ce n’est qu’à son retour - merci Préval et vive la France ! – qu’on entendra vraiment « sa voix » nous demander, candide : « Qu’avez-vous fait de mon pays ? » Si derrière la candeur pointait l’outrecuidance, l’une des rares sorties de son insignifiance de cet enfant de soixante ans consistait à nous reprocher d’avoir cassé son jouet.

Car, ne nous y trompons pas. Jouets, nous fûmes, et jeu fut son pouvoir. C’est ce que l’on a oublié de dire aux vrais enfants d’aujourd’hui, combien il était facile de mourir de cause pas naturelle, combien le luxe des uns s’étalait sans vergogne devant la misère des autres, combien l’Etat c’était « moi » et Mes supers ministres et Mes tontons macoutes au statut de mineurs, et Mon armée inféodée à Mon exécutif, combien Je pouvais tout prendre, tout requérir : voitures, femmes et guitares ; plages et immeubles, devises et biens publics…

Et le décès du prince déchu n’interdit en rien de continuer de demander des comptes au régime, à ceux qui restent de ses sbires et thuriféraires, et de penser, sans complaisance, sa place dans l’histoire. Le duvaliérisme a jeté du pire sur le pire, le jean-claudisme fut les restes de ce pire, un micmac vide de sens : tout ensemble noiriste et mulatriste, technocratique et obscurantiste, sur fond d’arbitraire et de folles jouissances. Le propre des héritiers, quand ils sont au pouvoir, ne se limite-t-il pas souvent à ne savoir qu’en jouir !

Mais l’homme est mort, ne le tuons pas. Reste à savoir comment le pouvoir actuel gèrera sa dépouille. Tel communiqué pleure un « haïtien authentique » et suggère une nostalgie irrespectueuse de la mémoire des victimes de la fureur duvaliériste, et un principe de ressemblance très inquiétant pour notre avenir. Jean-Claude Duvalier est mort. Nous n’avons pas obtenu justice, l’histoire est ainsi faite. Que ses proches et ses amis le pleurent. Il faut supposer que toute personne ayant vécu a suscité l’amour et l’amitié au moins de quelques uns.

Tout ce que nous demandons au pouvoir actuel, c’est de ne pas nous imposer sa dépouille et son passage comme ceux d’un héros, d’un homme de haute vertu. Ce sera mieux pour tous les morts. Pour lui que nous ne serons pas obligés de dénoncer à chaque acclamation, mais seulement à l’appel du devoir de mémoire. Pour Gasner Raymond, Auguste Thénor… les écoliers des Gonaïves… et tant de morts sans sépultures.

Que ses proches me pardonnent ce jugement lapidaire. L’idée n’est pas de leur faire offense. Leur histoire avec lui n’est pas celle du pays ni du citoyen ordinaire. On leur laisse la leur, qu’ils nous laissent la nôtre. Pour l’Histoire, la grande, vient de mourir un ancien dictateur au teint très pâle qui ne fut rien qu’un héritier : sans pour autant l’innocenter, laissons le reposer dans son insignifiance.

Lyonel Trouillot

Wednesday, September 10, 2014

Haiti's Aritide reportedly placed under house arrest

Both Haiti's Radio Kiskeya and Le Nouvelliste are reporting that Judge Lamarre Bélizaire has ordered former Haitian President Jean-Bertrand Aristide to be placed under house arrest as persuant to charges against him of corruption, money laundering, extortion and drug trafficking dating from his 2001 to 2004 tenure as Haiti's president. This saga certainly isn't over yet, and it will be interesting to see how it plays out.

Tuesday, September 2, 2014

20 years after slaying of Haiti's Jean-Marie Vincent, RNDDH calls for new investigation into crime

Haïti-Justice : Le Rnddh encourage la relance du dossier de l’assassinat du père Jean-Marie Vincent  

mardi 2 septembre 2014    

(Read the original article here)

P-au-P, 2 sept. 2014 [AlterPresse] --- Vingt ans après l’assassinat du père Jean Marie Vincent (28 août 1994-28 août 2014), l’impunité continue de battre son plein surtout en ce qui concerne ce dossier, dénonce le directeur exécutif du Réseau national de défense des droits humains (Rnddh), Pierre Espérance, dans une interview accordée à AlterPresse. 

Encourageant la famille du défunt à engager des avocats pour relancer le dossier, Espérance affirme qu’il existe certaines possibilités pour le faire. 

« Rien n’a été fait dans le cadre de cette affaire. C’est le règne de l’impunité qui continue. Jusqu’à présent, le dossier n’est même pas à la cour de cassation », critique t-il. 

Il rappelle que l’actuel président du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (Cspj), Anel Alexis Joseph, qui était en charge du dossier au niveau de la cour d’appel de Port-au-Prince en 2005, avait décidé de classer le dossier, malgré des contradictions apparues dans les témoignages des personnes inculpées. 

Le directeur exécutif du Rnddh condamne l’arrêt rendu par le juge Arnel Alexis Joseph à la cour d’appel concernant ce dossier et qui comporterait un vice de forme. Ce juge avait fait sortir, dit-il, une « ordonnance intéressée ». 

« Il n’y a jamais eu un procès. Tous les inculpés ont été blanchis dans ce dossier », déplore t-il. 

En vue de commémorer le 20e anniversaire de l’assassinat du père Jean Marie Vincent, un ensemble d’activités dont une exposition et une conférence-débats ont eu lieu à Port-au-Prince pour retracer la vie du prêtre engagé, éducateur et entrepreneur social. 

D’autres activités ont été aussi réalisées à l’échelle nationale et internationale. 

Né le 21 octobre 1945 d’une famille des Baradères, Jean-Marie Vincent a été assassiné à l’âge de 48 ans (28 août 1994) par des hommes armés devant la maison des Pères Montfortains, à la rue Baussan à Port-au-Prince, durant la période du sanglant coup d’État militaire de septembre 1991.[jep emb apr 02/09/2014 12 :10]

Monday, August 11, 2014

Haiti police spokesman: Mass prison escape "a conspiracy carried out from inside the prison"

Lundi, 11 août 2014 09:25  

13 évadés capturés par les forces de l'ordre  

Radio Metropole  

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Les forces de l'ordre sont à la recherche de plusieurs dizaines de prisonniers en cavale suite à une mutinerie à la prison civile de la Croix-des Bouquets hier dimanche. Parmi les personnes en cavale figure l'homme d'affaires Clifford Brandt, chef d'un important gang de kidnapping.  

Le porte parole de la police, Gary Desrosiers, a révélé que 13 évadés ont été capturés par les policiers quelques heures après la mutinerie dans cette prison de haute sécurité située non loin de la capitale.  

Selon les premiers éléments de l'enquête les mutins n'auraient bénéficié d'aucun appui extérieur pour réussir leur coup. Des riverains ont indiqué que plusieurs centaines de personnes étaient sorties de l'enceinte courant dans tous les sens quelques instants après une intense fusillade.  

"C'est un complot réalisé à l'intérieur de la prison qui a provoqué cette évasion. Il n'y a pas eu d'attaque venue de l'extérieur", a laissé entendre M. Desrosiers démentant ainsi les informations faisant état de l'intervention d'une voiture blindée.  
Les membres du Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN) ont lancé hier soir l'enquête sur cet évasion spectaculaire de ce centre carcéral de haute sécurité. Les ministres de la justice, Jean Renel Sanon, et de l'intérieur, Reginald Delva, deux ex militaires des FAD'H, ont pu collecter les premières informations sur les circonstances de l'évasion.  

Plusieurs personnalités dont Clifford Brandt et Roodly Ethéard étaient détenues dans cette prison de haute sécurité construit en 2012 grâce à un don du gouvernement canadien. 899 personnes étaient incarcérées dans ce centre carcéral. LLM / radio Métropole Haïti

Monday, August 4, 2014

Manifestations diverses pour commémorer les 50 ans du massacre de Jérémie

Haïti-Dictature : Manifestations diverses pour commémorer les 50 ans du massacre de Jérémie  

vendredi 1er août 2014

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P-au-P, 1 aout 2014 [AlterPresse] --- Le Comité devoir de mémoire annonce un ensemble de manifestations religieuses et culturelles en vue de commémorer les 50 ans du massacre de jeunes et de familles entières dans la ville de Jérémie (Grand Anse/sud-ouest) en été 1964 sous le règne du défunt dictateur François Duvalier (1957-1971), apprend AlterPresse.

Le lundi 4 août 2014, une veillée de prières sera organisée à la Cathédrale Saint-Louis à Jérémie.
Une messe de souvenir est aussi prévue au même endroit, le mardi 5 août 2014, suivi d’un pèlerinage vers le mausolée des victimes.

Une conférence-débats, suivie de l’inauguration d’une exposition-souvenir sur les 13 membres de « Jeune Haïti » et les Vêpres jérémiennes de 1964, se tiendra à la bibliothèque Carl Edward Peters de Jérémie, le mercredi 6 août 2014.

Des films documentaires comme « L’homme sur les quais » de Raoul Peck, « Le règne de l’impunité » d’Arnold Antonin et « Wòch nan solèy » de Patricia Benoit seront projetés à cette bibliothèque, respectivement les 7, 8 et 9 août 2014.

Des représailles ont été orchestrées par François Duvalier contre treize membres du groupe « Jeune Haïti », dont des mulâtres, après leur entrée dans la ville de Jérémie, en août 1964.
Plus d’une vingtaine de personnes, issues de familles des membres de Jeune Haïti, ont été massacrées dans la ville de Jérémie.

Les treize membres du groupe ont été traqués, tués sur place ou emmenés et exécutés en public devant le cimetière de Port-au-Prince.

Des centaines de mulâtres, femmes, vieillards et enfants ont aussi été torturés puis tués, aux mois d’août, septembre et octobre 1964.

Ces massacres sont aussi dénommées « les Vêpres jérémiennes ».

L’ouvrage titré « Armée d’Haïti après Magloire et Hitlérisme duvaliérien » du professeur Gérard Alphonse Férère livre quelques moments sombres de ces massacres, enclenchés contre ces victimes innocentes à cette époque.

Lors des massacres, des stylets et des cigarettes ont même été utilisés comme instruments de torture à l’encontre des enfants par des macoutes avides de sang.

Capturés par les macoutes, Marcel Numa et Louis Drouin sont torturés et fusillés à Port-au-Prince, en pleine rue, devant le cimetière, en novembre 1964.

La présence des employés de l’État et du secteur privé, des élèves de toutes les écoles (préscolaire, primaire, secondaire) et des facultés fut exigée par Duvalier sur le lieu de l’exécution pour qu’ils en soient témoins.

Des orchestres populaires ont été contraints de s’y rendre pour jouer de la musique. Des boissons gratuites furent distribuées en la circonstance.

Les cadavres tombés en putréfaction furent détachés des poteaux après plusieurs jours. [emb kft gp apr 31/07/2014 13 : 25]

Thursday, July 17, 2014

Maryse Narcisse "imposed" on Aristide's Lavalas by US Embassy, USAID, says oft-ranting Haiti Senator Moïse Jean-Charles

Maryse Narcisse imposée à Aristide comme candidate à la présidence par l’Ambassade US et l’USAID, selon le sénateur Moïse Jean-Charles  

Aristide, sous contrôle des impérialistes, ne peut rien faire pour des candidats, ajoute le parlementaire 

Publié le mercredi 16 juillet 2014

Radio Kiskeya

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« C’est l’Ambassade américaine et l’USAID qui ont imposé Mme Maryse Narcisse à l’ancien président Jean-Bertrand Aristide comme candidate à la présidence en 2015 », a déclaré mercredi le sénateur Moïse Jean Charles (Nord), en réaction à ce choix annoncé officiellement mardi par des dirigeants Lavalas.

« Jean-Bertrand Aristide étant sous contrôle des pays impérialistes, il ne pourra rien faire pour un quelconque candidat aux prochaines élections », a ajouté le parlementaire. Il appelle de ce fait ceux qui cherchent à bénéficier du support de l’ancien président à le laisser en paix.

Sur un autre plan, Moïse Jean-Charles considère que la précipitation de Fanmi Lavalas à désigner une candidate à la présidence participe d’un plan visant à déstabiliser l’opposition au pouvoir Martelly/Lamothe. Il annonce que, de concert avec de nombreuses personnes éprises de l’idéal du 16 décembre 1990, il œuvre à la formation d’une large plateforme électorale.

En ce qui concerne la visite au pays du secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki moon, Moïse Jean-Charles soutient qu’elle résulte des pressions exercées sur le Conseil de Sécurité par des pays prêts à opérer le retrait de leurs troupes de la mission onusienne présente en Haïti. Ce serait en vue de discuter de la question avec les autorités haïtiennes que le numéro 1 de l’ONU a effectué le voyage, avance Jean-Charles. Il réaffirme sa détermination à œuvrer en faveur du retrait de l’ensemble de la mission.

Il dénonce enfin la révocation par le chef du gouvernement du secrétaire d’Etat à l’Economie Alfred Métellus sous prétexte qu’il lui aurait fait part du projet du gouvernement d’augmenter les prix des produits pétroliers et le détournement de 300 millions de dollars par le premier ministre Laurent Lamothe, une somme qui était destinée à des compagnies en charge de travaux d’infrastructure. Le parlementaire affirme n’avoir jamais rencontré M. Métellus. Il le reconnait tout de même comme un cadre important de l’administration publique. [jmd/RK]