Thursday, July 17, 2014

Maryse Narcisse "imposed" on Aristide's Lavalas by US Embassy, USAID, says oft-ranting Haiti Senator Moïse Jean-Charles

Maryse Narcisse imposée à Aristide comme candidate à la présidence par l’Ambassade US et l’USAID, selon le sénateur Moïse Jean-Charles  

Aristide, sous contrôle des impérialistes, ne peut rien faire pour des candidats, ajoute le parlementaire 

Publié le mercredi 16 juillet 2014

Radio Kiskeya

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« C’est l’Ambassade américaine et l’USAID qui ont imposé Mme Maryse Narcisse à l’ancien président Jean-Bertrand Aristide comme candidate à la présidence en 2015 », a déclaré mercredi le sénateur Moïse Jean Charles (Nord), en réaction à ce choix annoncé officiellement mardi par des dirigeants Lavalas.

« Jean-Bertrand Aristide étant sous contrôle des pays impérialistes, il ne pourra rien faire pour un quelconque candidat aux prochaines élections », a ajouté le parlementaire. Il appelle de ce fait ceux qui cherchent à bénéficier du support de l’ancien président à le laisser en paix.

Sur un autre plan, Moïse Jean-Charles considère que la précipitation de Fanmi Lavalas à désigner une candidate à la présidence participe d’un plan visant à déstabiliser l’opposition au pouvoir Martelly/Lamothe. Il annonce que, de concert avec de nombreuses personnes éprises de l’idéal du 16 décembre 1990, il œuvre à la formation d’une large plateforme électorale.

En ce qui concerne la visite au pays du secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki moon, Moïse Jean-Charles soutient qu’elle résulte des pressions exercées sur le Conseil de Sécurité par des pays prêts à opérer le retrait de leurs troupes de la mission onusienne présente en Haïti. Ce serait en vue de discuter de la question avec les autorités haïtiennes que le numéro 1 de l’ONU a effectué le voyage, avance Jean-Charles. Il réaffirme sa détermination à œuvrer en faveur du retrait de l’ensemble de la mission.

Il dénonce enfin la révocation par le chef du gouvernement du secrétaire d’Etat à l’Economie Alfred Métellus sous prétexte qu’il lui aurait fait part du projet du gouvernement d’augmenter les prix des produits pétroliers et le détournement de 300 millions de dollars par le premier ministre Laurent Lamothe, une somme qui était destinée à des compagnies en charge de travaux d’infrastructure. Le parlementaire affirme n’avoir jamais rencontré M. Métellus. Il le reconnait tout de même comme un cadre important de l’administration publique. [jmd/RK]

Saturday, June 28, 2014

Leslie Manigat, former president of Haiti and founder of Rassemblement des démocrates nationaux progressistes

Haïti-Politique : Leslie Manigat est mort 

vendredi 27 juin 2014

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Le Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (Rdnp) rendra publique, bientôt, une note annonçant la date des funérailles du professeur Leslie Manigat, selon un militant (depuis 1987) de ce parti politique joint par AlterPresse.

P-au-P, 27 juin 2014 [AlterPresse] --- L’ancien président (7 février 1988 - 20 juin 1988), issu d’élections controversées du 17 janvier 1988 - après l’avortement sanglant du scrutin du 29 novembre 1987 -, Leslie François Saint-Roc Manigat, s’est éteint à l’aube de ce vendredi 27 juin 2014, après avoir fait face à la maladie pendant de longues années, apprend l’agence d’information en ligne AlterPresse.

Né le 16 août 1930 à Port-au-Prince, Leslie Manigat est mort à l’âge de 83 ans et 10 mois. Il a été le fils de François Saint-Surin Manigat et de Haydée Augustin, tous deux enseignants.
Il est de la lignée du feu général Saint-Surin François Manigat, un homme politique qui a occupé d’importantes fonctions sous le gouvernement de Lysius François Salomon, qui fut ministre de l’Intérieur, délégué de la nouvelle Banque nationale d’Haïti et ministre de l’Instruction publique.

De nombreuses personnalités saluent le départ du professeur Manigat pour l’au-delà

Surpris, le président du sénat, Dieusseul Simon Desras, salue le départ de cet illustre personnage.
Il profite de l’occasion pour présenter ses sympathies à la famille, aux amis et à l’intelligentsia haïtienne.

Des planifications sont en cours pour rendre publique une position officielle, en ce qui concerne les activités qui seront organisées pour saluer le départ de l’éminent professeur Leslie Francois Saint-Roc Manigat, a-t-il souligné.

« Le professeur Leslie Manigat était malade, il n’était plus dans l’activité politique. C’est avec cette surprise que la classe politique s’est réveillée ce matin », indique l’ingénieur-agronome Jean André Victor, coordonnateur du Mouvement patriotique de l’opposition démocratique (Mopod), surpris par la nouvelle de la mort de Manigat.

Le vice-recteur à la recherche de l’Université d’Etat d’Haïti (Ueh), Fritz Deshommes salue « la longueur de l’œuvre de Leslie Manigat ».

« C’est vraiment une grande perte pour le pays, pour les intellectuels du pays, pour les réflexions politiques au sein du pays. C’est l’un des plus grands historiens que le pays a jamais produits », réagit Deshommes.

« A travers l’Université d’Etat d’Haïti, nous avons toujours le regret que le professeur Leslie Manigat - qui a été le fondateur de l’une des institutions de l’Etat, l’Institut national d’administration, de gestion et des hautes études internationales (Inaghei) - n’a pas été professeur en Haïti, de manière permanente, après son retour d’exil. Mais, il ne faut pas oublier qu’il a formé, avant son exil, beaucoup de grands Haïtiens, lorsqu’il a été professeur à l’école normale supérieure », renchérit le vice-recteur à la recherche à l’Ueh.

En 2010, lors d’un colloque sur la refondation d’Haïti, après le tremblement de terre du 12 janvier 2010, le professeur Leslie Manigat a été le conférencier principal, offrant une conférence magistrale pour montrer l’apport des intellectuels depuis la fondation de la nation haïtienne, pour faire avancer la réflexion comme peuple, comme pays, comme nation, se souvient également le professeur Deshommes.

« La perte de quelqu’un, de l’envergure de Leslie Manigat, c’est une perte sur laquelle tout le monde devrait réfléchir. Il y a des hommes, de très grande valeur à l’intérieur du pays, qui nous appellent à produire beaucoup plus, pour que nous nous élevions en tant que peuple, pour que ce pays cesse d’emprunter la voie qu’il occupe aujourd’hui, parce que le professeur Manigat vivait très mal la présence de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation d’Haïti (Minustah) », insiste le vice-recteur Fritz Deshommes.

Bref survol du parcours intellectuel de Leslie Manigat

Il a fait ses études classiques à l’Institution Saint-Louis de Gonzague (Islg), dirigée par les Frères de l’instruction chrétienne (Fic), puis des études supérieures à Paris, où il a obtenu un doctorat en Philosophie.

En Haïti, il a mené une double et importante carrière administrative et universitaire.

Exilé en 1963 en France, aux Etats-Unis d’Amérique et au Venezuela sous la dictature de François Duvalier (22 septembre 1957 - 21 avril 1971), il a été maître de conférences à l’Université Paris VIII (Vincennes) et maître de recherches associé au Centre d’études des relations internationales.
En 1970, il a épousé à Paris, en secondes noces, Myrlande Hyppolite - constitutionnaliste, ancienne étudiante de l’Ecole normale supérieure (Ens) et docteure en sciences politiques - qui sera la première femme à faire partie du Sénat de la république (en 1988).

Leslie Manigat a été le fondateur et premier directeur, en 1958, de l’Ecole des hautes études internationales de l’Université d’Etat d’Haïti (Ueh), devenue plus tard Inaghei.

En 1971, il est professeur à l’Université Paris VIII (Vincennes), à Paris I (Panthéon-Sorbonne) en 1988 et à l’Institut des Hautes études internationales de Genève en Suisse, la même année.
Il fut ensuite appelé à enseigner dans plusieurs autres universités, dont la Johns Hopkins University à Baltimore, aux États-Unis d’Amérique, l’Institut d’Études Politiques à Paris, le West Indies Universities à Trinidad, Yale University (pour une brève période) et à l’Université de Caracas au Venezuela (aujourd’hui Universidad Central de Venezuela).

Carrière politique de Leslie Manigat

La carrière politique de Leslie Manigat a démarré au cours des années 1950.

Il a d’abord monnayé ses services au ministère des Affaires étrangères. En 1957, partageant l’idéologie de François Duvalier, il a appuyé sa candidature. Une relation, qui ne tardera pas à tourner au vinaigre, au point qu’il sera l’objet de persécutions politiques.

Sous le régime de François Duvalier, il a été emprisonné deux mois, en 1963, avant de s’exiler en France, aux États-Unis d’Amérique et au Venezuela.

Aussitôt relâché, il gagne l’exil et s’établit aux États-Unis d’Amérique, en France et au Venezuela.

C’est durant ces années d’exil qu’il a l’opportunité de fonder, en 1979, le Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (Rdnp), parti politique qui critiquait ouvertement le régime en place et qu’il allait diriger pendant 25 ans.

A la chute de Jean-Claude Duvalier, le 7 février 1986, il rentre au pays et se porte candidat à la présidence à la présidentielle avortée du 29 novembre 1987, sous la bannière de son parti.

Au scrutin du 17 janvier 1988, boycotté par les principaux partis politiques [1], à la suite du massacre électoral du 29 novembre 1987, Leslie François Manigat devient président, issu d’un scrutin controversé.

Du 7 février au 19 juin 1988, il dirige Haïti avant d’être renversé par le lieutenant-général Henry Namphy.

A la présidentielle du 16 décembre 1990, le conseil électoral provisoire de l’époque rejette la candidature de Leslie Manigat sur la base qu’il a été président en 1988.

En février 2006, après son échec à la présidentielle, gagnée dans des conditions particulières par son rival René Garcia Préval, Leslie Manigat se retire de la politique active et cède le leadership du Rdnp à sa femme Myrlande Hyppolite.

Entre-temps, sous l’administration du président Boniface Alexandre et du premier ministre Gérard Latortue, il a présidé, d’août 2004 à janvier 2005, la commission de célébration du bicentenaire de l’Indépendance d’Haïti (proclamée le 1er janvier 1804). Claude Moïse, Georges Corvington, Fritz Daguillard, Michèle Duvivier Pierre-Louis, Suzy Castor, Victor Benoît, Michel Philippe-Lerebours et Michel Hector faisaient partie de cette commission, avec Leslie Manigat. [jep kft rc apr 27/06/2014 12:00]

[1] Après le massacre d’électrices et d’électeurs, le dimanche 29 novembre 1987, les principaux partis politiques étaient regroupés sous le nom de Comité d’entente démocratique (Ced), composé du Front national de concertation (Fnc) de Gérard Gourgue, du Mouvement pour l’instauration de la démocratie en Haïti (Midh), du Parti démocrate Chrétien haïtien (Pdch) du pasteur Sylvio Claude et du Parti agricole industriel national (Pain) de Louis Déjoie II

Monday, June 23, 2014

Philippe Markington, key witness in April 2000 murder of Radio Haiti's Jean Dominique and Jean Claude Louissaint, extradited to Haiti from Argentina

Extradition par l’Argentine d’un témoin-clé dans l’affaire Jean Dominique / Jean CLaude Louissaint 

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Philippe Markenton est désormais aux ordres de la justice haitienne Publié le samedi 21 juin 2014 Le nommé Philippe Markenton dont le nom a été maintes fois cité dans le dossier Jean Dominique/ Jean Claude Louissaint, a été rapatrié samedi après-midi d’Argentine où il s’était réfugié depuis plusieurs années, à bord d’un vol de la ligne aérienne panaméenne Copa.  

Des membres de la Direction centrale de police judiciaire (DCPJ) avaient été dépêchés en Argentine pour escorter Markenton de Buenos Aires à Port-au-Prince où il est désormais à la disposition de la justice.  

Markenton faisait l’objet d’un mandat international et, de ce fait, était activement recherché par Interpol, aprrend-on de sources judiciaires. Les recherches allaient s’intensifier après le rapport à la Cour d’Appel de Port-au-Prince du juge instructeur Ivickel Dabrézil sur l’état d’avancement du dossier et les inculpations éventuelles, dont celles de proches de l’ancien président Jean-Bertrand Aristide. Ce dernier est lui-même implicitement visé dans le rapport qui fait référence au témoignage de son ancien chef de sécurité, Oriel Jean, selon qui il aurait instruit la sénatrice Mirlande Libérus de régler son compte à Jean Dominique. Les avocats de Mme Libérus ont interjeté appel contre le rapport.  

Les premières instructions du dossier de l’assassinat de Jean Dominique et de Jean Claude Louissaint le 3 avril 2000 à Radio Haiti, avaient mis en cause Philippe Markenton pour l’ensemble des informations qu’il disposait sur le double meurtre, ce qui avait laissé croire qu’il ne pouvait en être tout à fait étranger. La police judiciaire aurait à l’époque manifesté un certain intérêt pour lui à l’instigation d’une ambassade étrangère qui l’utilisait comme informateur et à qui il aurait fourni un luxe de détails sur le double assassinat.  

De nombreux autres présumés témoins de l’assassinat de Jean Dominique ont mystérieusement disparu ou ont trouvé la mor

Monday, June 9, 2014

Haiti peasants rally against industrial agriculture, especially Monsanto, and in favor of peasant agriculture

Haïti : La détermination paysanne à lutter contre l’agriculture industrielle et en faveur de l’agriculture familiale 

samedi 7 juin 2014

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P-au-P, 6 juin 2014 [AlterPresse] --- Les paysans ont affiché leur ferme détermination à lutter contre l’agriculture industrielle et en faveur de l’agriculture paysanne lors d’une série d’activités organisées les 4 et 5 juin par le Mouvement paysan Papaye (Mpp), dans la localité du même nom près de Hinche, (128 kilomètres à l’est de la capitale).

Réalisées à l’occasion de la journée internationale de l’environnement (5 juin), les activités se sont déroulées sous le thème « Tè, semans natif natal, anviwonman se chemin lavi » (en français : « Terres, semences natives, environnement : tel est le chemin de la vie »).

L’idée pour le Mpp, qui a reçu plusieurs dizaines d’invités, était de sensibiliser la communauté paysanne sur les mécanismes à mettre en place pour la sauvegarde de la production nationale face aux assauts de grandes compagnies transnationales, plus intéressées, selon l’organisation, à détruire la planète.

« Aba Monsanto, non aux semences hybrides, vive l’agriculture paysanne, vive l’agro-écologie, non à la production de l’agrocarburant, vive une Haïti souveraine » sont quelques-uns des slogans qui ont été inscrits sur des pancartes dans le cadre d’un sketch.

Les organisateurs ont voulu faire part des actions que les organisations paysannes comptent mettre en œuvre pour libérer le pays des produits de consommation importés souvent dangereux pour la santé, tels les cubes de bouillon de poulet ou encore les semences hybrides.

Ils ont profité pour critiquer les grandes organisations internationales comme le Fonds monétaire internationale (Fmi), la Banque Mondiale, la Mission des Nations Unies pour la stabilisation d’Haïti (Minustha) et l’Organisation mondiale du commerce (Omc).

Les bienfaits de l’agriculture paysanne ont été soulignés à travers une foire axée sur la biodiversité, où ont été exposées des plantules, des plantes médicinales, des semences locales. L’agriculture paysanne est considérée comme le véritable moteur pour sauver l’environnement.

Le leader du Mpp, Chavannes Jean Baptiste, a indiqué que l’initiative de son organisation s’insère dans une campagne de la Via Campesina, un mouvement paysan international qui regroupe près de 185 organisations dans près de 80 pays.

Trois organisations locales sont membres de la plateforme Via Campesina : le Mpp, , l’organisation « Tèt kole ti peyizan » (Union des petits paysans) et le Mouvement paysan nationale du congrès de Papaye (Mpnkp).

Des engagements pour l’avenir

Les trois organisations ont signé une déclaration conjointe dans laquelle elles s’engagent à « travailler ensemble pour créer plus d’unité entre les organisations paysannes du pays, ainsi que toutes les organisations qui veulent la souveraineté alimentaire, pour défendre les terres qui se trouvent entre les mains des paysans et lutter en faveur d’une réforme agraire intégrale le plus vite possible ».

« Les semences ne doivent pas être des marchandises, parce que les semences portent les germes de la vie. La vie n’est pas à vendre », lit-on dans cette déclaration conjointe.

Elles demandent au gouvernement haïtien, dirigé par Laurent Salvador Lamothe, « de stopper tout projet visant l’accaparement des terres du pays, d’arrêter de faire de la démagogie avec l’environnement du pays (...), d’arrêter de se moquer de la production agricole et la protection de l’environnement, alors que le budget de ces secteurs diminue ».

Elles exigent que l’Etat haïtien mette 20% des ressources dans la production agricole familiale agro-écologique prenne des dispositions pour la protection de l’environnement. [jep kft gp apr 07/06/2014 21:00]


Tuesday, April 15, 2014

Haiti's Association Nationale des Médias Haïtiens criticizes trend of authoritarianism of Martelly government vis-a-vis the press


L’ANMH rejette le recours systématique à l’autoritarisme par rapport aux pratiques de presse

"C’est dans la sérénité que nous devons traiter chaque situation..."

Publié le lundi 14 avril 2014

Radio Kiskeya

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L’Association Nationale des Médias Haïtiens (ANMH) observe avec inquiétude la tendance systématique de recours du pouvoir à l’autoritarisme vis-à-vis des pratiques de presse.

Dans son discours d’investiture, le nouveau Ministre de la Communication, Monsieur Roudy Hériveaux qui, de l’avis général, doit particulièrement aux médias sa projection et son maintien sur la scène politique, a clairement menacé ces derniers dont il dit pourtant reconnaitre les mérites.

Dans la même logique, le Conseil National des Télécommunications (CONATEL) fait un << rappel à l’ordre >> à des médias qui s’adonneraient << systématiquement à la désinformation >>. S’agit-il de simples coïncidences ? Quelle que soit la réponse à cette interrogation, l’ANMH, la corporation des journalistes, l’opinion publique sensible à la sauvegarde des acquis en matière de liberté d’expression doivent être hautement préoccupés par ces manifestations anti-démocratiques, signaux avant-coureurs de graves menaces sur les conquêtes obtenues au prix de longues luttes citoyennes.

La presse haïtienne, dans sa diversité, a joué un rôle d’avant-garde dans la diffusion des valeurs universelles et dans le renforcement de la démocratie. L’ouverture démocratique initiée le 7 février 1986 à la fin de trente années environ de régime autoritaire, a eu pour conséquence de plonger toute la société, du jour au lendemain, dans la jouissance de libertés étouffées pendant trois décennies. La presse, comme guide, n’a pas échappé à cette période d’apprentissage. De son travail dépend l’évolution du nouveau système.

La jouissance de toute liberté peut entrainer des excès. Car, comme l’a observé Alexis de Tocqueville, dans son ouvrage de référence « De la Démocratie en Amérique »

« En matière de presse, il n’y a pas de milieu entre la servitude et la licence. Pour recueillir les biens inestimables qu’assure la liberté de la presse, il faut savoir se soumettre aux maux inévitables qu’elle fait naître. Vouloir obtenir les uns en échappant aux autres, c’est se livrer à l’une de ces illusions dont se bernent d’ordinaire les nations malades... qui cherchent les moyens de faire coexister à la fois sur le même sol, des opinions ennemies et des principes contraires »

On ne saurait renoncer à la jouissance d’une liberté, parce que, soi-disant, elle est violée. C’est en prévoyant la façon de contrer les dérives que l’on préserve la continuité de la jouissance des garanties reconnues par la Constitution et par les lois.

En Haïti, les autorités doivent bien comprendre que notre peuple ne reviendra pas en arrière par rapport aux acquis démocratiques. C’est aux autorités de s’adapter à cette réalité en consolidant l’État de droit, en fortifiant les institutions. Les réflexes autoritaires face au constat de dérives réelles ou prétendues, doivent être abandonnés. L’expérience démocratique en cours est le seul cadre de référence viable pour maintenir notre pays sur la voie du changement. Et, Les premiers qui doivent changer, ce sont nos dirigeants.

La liberté de la presse est au service de la liberté d’expression. C’est dans la sérénité que nous devons traiter chaque situation, en évitant de porter préjudice au travail d’une corporation qui est au centre du débat démocratique et qui s’efforce d’être chaque jour, à la hauteur de sa mission et des attentes de la population.

Il est du devoir des autorités, dans toutes les sphères d’action, de comprendre la mission de la presse, le service inestimable qu’elle rend tous les jours à la société, pour faciliter le débat entre les différents acteurs. Toute volonté de désigner la presse du doigt de manière injustifiée, ne peut qu’aggraver d’inutiles tensions provoquées par de mauvais précédents. Et la suspicion légitime vis-à-vis de toute tentation autoritaire pourrait compromettre la participation de la population à la vie démocratique à partir de la plateforme des médias.

La liberté de la presse, nous le répétons, est un corollaire de la liberté d’expression dans un pays où la population, ayant reconquis les prérogatives de s’exprimer sur ses affaires, n’entend plus revenir au temps du silence imposé par la seule volonté d’un pouvoir de la zombifier.

Les dépositaires et gardiens des libertés publiques doivent agir à tout moment dans le respect des normes et des principes pour enlever aux contempteurs desdites libertés, tout prétexte de remise en question. Il y va de la démocratie, de la stabilité de notre société et de la continuité de cette belle expérience pour le renforcement d’acquis multiples pour lesquels, notre pays a payé un prix fort.

Liliane Pierre-Paul
Présidente de l’ANMH.

Friday, April 11, 2014

Haiti: In the Kingdom of Impunity

Haiti: In the Kingdom of Impunity 

By Michael Deibert

There are many striking sights to be seen in Haiti today. In the north of the country, where over 200 years ago a revolt of slaves began that would eventually topple French rule, a 45-minute journey on a smooth road traverses the distance between the border with the Dominican Republic and Haiti's second largest city, Cap-Haïtien, replacing what used to be a multi-hour ordeal. From Cap-Haïtien itself, a city buzzing with economic activity, travel to Port-au-Prince, the nation's capital, could previously be a 10-hour odyssey, but is now accomplished in around 5 hours via a comfortable air-conditioned bus. Once the traveler arrives in Port-au-Prince itself - a city which, along with its environs, was largely devastated by a January 2010 earthquake - one finds, startlingly, functioning traffic lights, street lights powered by solar panels and armies of apron-clad workers diligently sweeping the sidewalks and gutters of what has historically been the filthy fiefdom of Haiti's myriad of warring political factions. To the south, in the colonial city of Jacmel, which sheltered the South American revolutionary Simón Bolívar at a critical time during his struggle to break South America free from the yoke of Spain, one of the most pleasant malecóns in the Caribbean has been built, facing the tumbling sea and mountains sloping dramatically in the distance.

But perhaps no scene in the new Haiti - governed since May 2011 by President Michel Martelly, now assisted by Prime Minister Laurent Lamothe, a former telecommunications mogul - was as striking as that which occurred in the northern city of Gonaives on January 1st of this year. There, at annual ceremony marking Haiti's independence, President Martelly, who in a previous incarnation was known as Sweet Micky and was perhaps the best-known purveyor of Haiti's sinuous konpa music, greeted on the official dais none other than Jean-Claude Duavlier, who ruled Haiti as a dictator from 1971 until 1986, and fled the country amid pillaging of the state and gross human rights abuses.

"Despite everything that has happened in the last 30 years, it is as if they want us to return to the situation that existed before February 7, 1986," says Laënnec Hurbon, Haiti's most well-known sociologist, referring to the date of Duvalier's departure.

Duvalier had taken over from his dictator-father, François Duvalier, a psychopath who lorded over a terrifying police state since 1957, and had created the infamous Tontons Macoutes, denim-clad paramilitary henchmen.

The younger Duvalier was only 19 when he ascended to office, but he grew into the role soon enough. In a speech in October 1977 - the 20th anniversary of his father's assumption of the presidency - the 24 year-old Jean-Claude Duvalier gave a speech in which he heralded the advent of "Jean-Claudism," supposedly a liberalizing trend in Duvalierism that would foster economic development. The near-fatal beating of a prominent government critic, Pastor Luc Nerée, only weeks later gave a flavour for how limited that liberalization would be. Fort Dimanche, a Port-au-Prince prison, during the Duvaliers' reign became known as the Dungeon of Death for the thousands of government opponents and other unfortunate souls who perished there.

In a landmark decision last month, a Haitian court ruled that Duvalier could be tried for crimes against humanity and for abuses committed by security forces during his rule, but deferred a decision as to whether he could be tried on various corruption charges.

"The Duvalier decision is a little victory against impunity and corruption," says Pierre Espérance, director of the Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), Haiti's most well-known human rights organization. "But we still have a lot of work to do."

Along with several other organizations, RNDDH is a member of the Collectif contre l'impunité, a coalition of groups advocating for legal action against Duvalier.

Duvalier is far from the only Haitian politician with a trial potentially in his future. The former boy dictator, now grown gray and sallow in old age, returned to Haiti in January 2011 in the midst of the contentious vote that saw Martelly elected. He was followed by another former president, and arch-rival, Jean-Bertrand Aristide.

During his 2001 to 2004 second turn in office and immediately preceding it, Aristide was accused of, among other misdeeds, arming and organizing paramilitary youth groups known as chimeres, presiding over brutal collective reprisals by his security forces against the rebellious city of Gonaives, and a ghastly massacre in the town of Saint-Marc in February 2004, the latter killings by a combination of police, security personnel from Aristide's National Palace and allied street gangs having claimed at least 27 lives. In recent testimony presented in a Haitian court, Aristide was also accused of orchestrating the April 2000 murder of Jean Dominique, the country's most well-known journalist. Two separate bodies - the Unite Centrale de Renseignements Financiers (UCREF) and the Commission d'Enquete Administrative - that examined financial irregularities from Aristide's time as Haiti's president found that "Aristide's government illegally pumped at least $21 million of his country's meager public funds into private firms that existed only on paper and into his charities."

Nor can those tasked with checking the power of the executive branch be viewed with great confidence, with Haiti's legislative branch of government often resembling a prison more than a parliament.

Two members of Haiti's lower house of parliament, the Chamber of Deputies, Rodriguez Séjour and  N'Zounaya Bellange Jean-Baptiste (who as parliamentarians enjoy immunity from prosecution), have been credibly accused of involvement of the April 2012 murder of Haitian police officer Walky Calixte, but both men remain free with apparent little fear of trial or even arrest. In the slain policeman's Port-au-Prince neighborhood of Carrefour, mournful graffiti still reads Adieu, Walky. Another deputy, fierce Martelly critic Arnel Belizaire, is alleged by the government to have managed to get himself elected despite the fact that he was a fugitive who had broken out of jail a few years before [What is beyond debate is that Belizaire is prone to bouts of physical violence in the parliament itself].

One of President Martelly's chief advisors, Calixte Valentin, was identified as being responsible for the killing of a merchant named Octanol Dérissaint in the town of Fonds-Parisien, near the border with the Dominican Republic, in April 2012. Valentin was never tried for the crime and remains a free man to this day.

It is amid such a discordant background - foreign investment flooding into the country as never before in terms of tourist initiatives and industrial parks even as Haiti's politic milieu remains deeply dysfunctional - that long-delayed legislative elections for two-thirds of the country's senate, the entire chamber of deputies, and local and municipal officials such as mayors are scheduled to take place in October. Several political parties have not as-yet signed on to the electoral plan.

"There are a few parties who chose not to participate, but it was an open process," says Carl Alexandre, Deputy Special Representative of the Secretary-General in the United Nations peacekeeping mission in Haiti, known by its acronym MINUSTAH. "It is our hope that those who didn't participate initially will want to join as the process unfolds, because the alternative is unthinkable. If the elections are not held this year, in January there will not be a functioning parliament. There will be no one there."

[The UN mission in Haiti has had its own issues with impunity. A cholera epidemic, all-but-certainly introduced by Nepalese peacekeepers, has killed over 8,000 people in the country, but the UN has claimed immunity from any damages.]

Around the country, the Martelly-Lamothe government seems to remain broadly popular, with one moto taxi driver plying Port-au-Prince's dusty Route de Freres telling me "they are working well for Haiti," a sentiment I heard often in my travels around the country. This despite the fact that  - from the crowds in Gonaives chanting "Martelly for 50 years!" to the huge billboards around the country bearing Martelly's image (in violation of Article 7 of Haiti's constitution, which bans "effigies and names of living personages" from "currency, stamps, seals, public buildings, streets or works of art") -  the government seems to have by no means entirely abandoned the realpolitik of Haiti's past. As they once did for Aristide, graffiti slogans around Port-au-Prince laud the bèl ekip (beautiful team) of Martelly-Lamothe.

Haiti's economy is indeed moving - even roaring - forward, but the old need for a mechanism for crime and punishment of the country's powerful keeps knocking on Haiti's door, unbidden, perhaps unwanted, but there nonetheless. In a marriage of impunity and economy, perhaps the echoes of Jean-Claudism do not appear so distant after all.

"We are talking about the situation of impunity that has been the rule since François Duvalier came to power in 1957, and something has to be done to stop that," says Sylvie Bajeux, director of the Centre Œcuménique des droits humains (CEDH), who also served as one of the officials who investigated Aristide's alleged financial misdeeds. Like RNDDH, the CEDH is a member of the Collectif contre l'impunité. "If we don't, we are going nowhere, we cannot talk about reconstruction."

"Jean-Claude Duvalier's case has become the symbol for the need to put an end to impunity," Bajeux  says. "He's being charged with monstrous deeds. So what is going to happen? What happens with Duvalier's case is something that will affect the whole future of this country, one way or another."

Michael Deibert is the author of In the Shadow of Saint Death: The Gulf Cartel and the Price of America's Drug War in Mexico (Lyons Press, 2014), The Democratic Republic of Congo: Between Hope and Despair (Zed Books, 2013) and Notes from the Last Testament: The Struggle for Haiti (Seven Stories Press, 2005).

Monday, March 31, 2014

Exploring the world of Haitian vodou

The Miami Herald

Posted on Sun, Mar. 02, 2014

Exploring the world of Haitian vodou   

By Michael Deibert

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Mimerose Beaubrun's book Nan Dòmi: An Initiate's Journey into Haitian Vodou — the first part of the title refers to a spiritual state — is a welcome addition to the canon of vodou scholarship, a deeply felt inside account of a faith of often daunting complexity.

Beaubrun is one of the leaders of the Haitian vodou-rock band Boukman Eksperyans — named for one of the heroes of Haiti's revolution — which features music that combines propulsive vodou drumming with Jimi Hendrix-like guitar runs. Beaubrun came to the religion as a trained anthropologist, but as the narrative makes clear, she soon found a deeper and more fundamental connection to it.

Often given short shrift by journalists and others seeking to understand Haiti's turbulent political history, the vodou faith has been pivotal at many critical times in Haiti’s development, including during its long struggle for independence from France. Its relevance continues into the present day, when watchful eyes can discern subtle vodou imagery among Haiti's politicians. Vodou remains at the center of the daily experience for many in the country, its complex web of deities and rituals throbbing through life like the plangent sound of a rada drum beating in the tropical night.

Over the years, outstanding books have been written about Haiti's distinctive blend of African religious faith and European-derived ceremonial flourish.  In 1953, the Russian-American avant-garde filmmaker Maya Deren published Divine Horsemen: The Living Gods of Haiti, a companion piece to her film of the same title, which chronicled four years of research into the faith. Five years later, the Swiss anthropologist Alfred Metraux published Voodoo in Haiti, in large part the result of his travels around the country with the great Haitian author Jacques Roumain. They documented vodou traditions for Haiti's Bureau d’Ethnologie, which Roumain had established to legitimize the study of Haiti's peasant traditions.

To this tradition Beaubrun makes her contribution. Among her first-person accounts of possession and other interior aspects of the faith, readers are treated to a tapestry of invocations, consumption of esoteric, perhaps hallucinogenic, concoctions, lots of drumming, dancing and chanting. Some of the direct descriptions of vodou goings-on may seem esoteric to the point of magic realism to the lay reader, and the book could have used a heavier, more explanatory editorial hand. Many readers may be left wondering what a “caco” (basically an armed peasant rebel) is, for example, but the intimacy with which Beaubrun relates her strange tale gives a unique immediacy to the book.

Beaubrun does not present her story in an overtly political context. But a shadow of Haiti's fratricidal political battles is apparent when one of Beaubrun's vodou mentors tells her that “each living being is a warrior and he is alone in combat. Depending on his magical force . . . to undertake battle, he will be the victor or the loser.”

At one point in the narrative, one member of Haiti’s vodou pantheon — said to have been a Carib chieftain on the pre-colonial island — is said to have prophesied that Haiti was “going to experience two hundred years of tribulations” but “she will not perish.” In the faith documented in Nan Dòmi, the reader begins to get a flavor for how such a seemingly benighted place could have endured for so long. 

Michael Deibert is the author of The Democratic Republic of Congo: Between Hope and Despair.