Saturday, September 7, 2013

Haiti's Chamber of Deputies Declares "Long Live Impunity!"

Though it passed with very little notice in the local media and none (from what I can tell) in the foreign press, last week Haiti's Chamber of Deputies voted unanimously against lifting the immunity of two of its members, Rodriguez Séjour and N’Zounaya Bellange Jean-Baptiste,, accused of involvement in the murder of police officer Walky Calixte in Carrefour in April 2012.

Apparently Haiti's elected officials still believe, as they long have held, that they are above the laws they are elected to craft for the rest of Haiti's citizens.

You can read about the whole shameful episode in greater detail here.



Sunday, August 4, 2013

RDNP's Mirlande Manigat: An "ill wind" blows over Haiti

Accusations de coup d’état : Mirlande Manigat contre-attaque

Nous vous proposons dans son intégralité la "lettre à la nation" de la secrétaire générale du RDNP dans laquelle elle met en garde contre les dérives du pouvoir et prédit la "chute" de Michel Martelly, en réaction aux propos surprenants du chef de l’Etat dénonçant un complot de l’opposition, en particulier de son ex-rivale aux élections de 2011

Publié le samedi 3 août 2013 

(Read the original here)

Lettre à la nation Mirlande Manigat Secrétaire Générale du RDNP

Un vent mauvais souffle sur le Pouvoir Exécutif, un des piliers pourtant respectables mais actuellement dévoyé de l’Etat. La nation subit, avec consternation et impuissance, les effets corrosifs de la vulgarité et de l’indécence, la banalisation bambocharde de la chose publique, l’irresponsabilité érigée en méthode de gestion, et elle se demande si les effluves éthyliques ou provenant d’autres substances nocives ne propageraient pas des miasmes susceptibles de s’étendre, pour les corrompre, aux autres institutions de l’Etat.

Un vent mauvais souffle sur le Pouvoir Exécutif, sinon on ne saurait comprendre pourquoi, en plein débordement " caravacheur", Michel Martelly m’a envoyé ce message ahurissant, sans ambigüité, quant à ma prétendue intention de préparer un coup d’état contre lui. L’affaire aurait pu provoquer une hilarité générale, mais il s’agit de prendre ces propos insensés au sérieux et les placer sur une échelle d’escalade dont les étapes sont encore inconnues, mais elles sont chargées de virtualités menaçantes. Cette attaque frontale me vise directement même s’il n’a pas prononcé mon nom et je me demande pourquoi : une dame, ancienne première dame dont le mari a été président et qui a subi un coup d’état…On ne saurait être plus clair. Elle vise aussi le parti dont j’ai l’honneur de présider aux destinées comme Secrétaire Générale, mes collaborateurs immédiats ainsi que les dirigeants de partis avec lesquels nous sommes en train de construire une opposition crédible, sérieuse ; car nous représentons l’alternative. Le RDNP a déjà répondu à une telle vilenie. Je remercie les militants de partout, en Haiti et à l’étranger qui m’ont témoigné leur solidarité et leur confiance. J’adresse aussi ma gratitude aux membres des partis solidaires, à la presse, aux institutions de la société civile, aux parlementaires, même aux citoyens proches du pouvoir en place, mais gagnés par l’écoeurement ou animés de la volonté de quitter le navire en perdition sur la pointe des pieds. Enfin, à tous ceux qui ont tenu à s’exprimer publiquement ou en privé pour critiquer vertement cette accusation farfelue mais marquée au coin de la plus évidente iniquité, je dis merci.

En fait, qu’est-ce qui a fait sauter Michel Martelly comme un cabrit en furie ? Un coup d’état en gestation ? Mais n’avait-il pas déclaré, avec un peu de cabotinage imprudent, qu’il était à l’abri d’une telle mésaventure car il était protégé par les troupes de la MINUSTAH ? Il faut croire que mes amis et moi nous disposerions de moyens militaires et logistiques capables de vaincre les unités onusiennes. C’est le cas de le dire : Soyons sérieux ! Michel Martelly perd le sommeil, semble-t-il car, malgré ses rodomontades, ses programmes qui exploitent la misère populaire sous le prétexte démagogique de l’altérer, il sait bien que le pouvoir qui lui a été octroyé dans des conditions que l’on sait, vacille sur ses bases et qu’il ne contrôle pas ce corps complexe que l’on appelle l’Etat. Mais par arrogance, il en a le sentiment mais pas l’intelligence de concevoir une parade efficace. Car Michel Martelly n’est pas à la place qui convient à son tempérament, à ses habitudes. Aussi, vogue-t-il de bêtise en faute et cette saga n’est pas terminée.

Je ne préside aucune tentative de coup d’état, et je me demande où se trouvait Michel Martelly en 1991 et en 2004…Mais je me place résolument contre un régime qui dilapide les fonds publics, ne respecte pas les règles les plus élémentaires de la convenance publique et de la gestion de l’Etat. Michel Martelly fait face à des problèmes naturels ou qu’il suscite lui-même, en pyromane plus qu’en pompier, mais au lieu de s’efforcer de les résoudre, il enfonce le pays dans une course vers l’abime. Les élections ? Ben voyons, il n’y a qu’à les réaliser selon la loi de 2008 ! Apparemment aucun de ses super conseillers ne lui a soufflé que cette loi avait été amendée en 2010, qu’elle ne tient pas compte de la Constitution elle-même maladroitement amendée, comme par exemple le quota de 30% en faveur des femmes. Mais les Article 231, et 232 servent ses desseins, en fait, un coup d’état programmé contre le Parlement, en janvier 2014. Ce qu’il y a d’intéressant avec Martelly c’est qu’il "annonce la couleur" et il suffit d’écouter ses élucubrations pour savoir ce qu’il prépare. Il est probablement madré, mais il ne démontre pas d’intelligence politique et on se demande combien de ses collaborateurs, qui n’osent pas le contredire, se rendent compte qu’il les entraine dans sa chute. 
C’est le cas de leur dire : Reveillez-vous avant qu’il ne soit trop tard…

Peuple Haitien, Nous du RDNP, nous n’avons pas peur. Martelly dispose de divers instruments de la Puissance Publique, de certains éléments de l’Administration alors que nous savons que la grogne encore passive gagne plusieurs secteurs. Je le dis avec calme et sérénité : Moi, je n’ai pas peur. Je sais que la politique telle qu’elle se pratique, réserve des dangers et je sais que n’importe quoi peut m’arriver ; de vulgaires tracasseries à des actes contre ma personne ou celle de mes amis. J’ai confiance en la protection divine en tant que chrétienne. Et je crois en la perspicacité de la nation, ce qui ne m’empêche pas d’etre vigilante. J’en appelle à mes compatriotes : quelque soit ce qui m’arrive, ne cherchez pas les coupables. Cette attaque est un acte avant-coureur d’autres plus dommageables à venir. Le combat que je mène comporte des risques face à un personnage qui ne respecte rien.
Un vent mauvais souffle sur l’Etat… Il n’est pas vrai qu’un peuple a le gouvernement qu’il mérite. Le pays a eu la malchance de se voir imposer Michel Martelly. Mais aucun madichon n’est définitif. A nous, patriotes qui travaillons pour l’établissement de l’état de droit, base de la démocratie, de la morale en politique, de l’honnêteté et de l’efficacité dans la gestion des affaires de l’Etat, de faire en sorte que cette parodie de pouvoir s’achève

Port-au-Prince, le 2 août 2013

Sunday, July 21, 2013

In Tribute to Thony Belizaire



The great Haitian photographer Thony Belizaire, who for many years worked with Agence France-Presse and expertly and sensitively covered some of his country's most tumultuous times over several decades, passed away at a hospital in Port-au-Prince on Sunday. The Haitian website AlterPresse has an article (in French) on his passing here.

Thony was a great friend to those of us who worked in Haiti and, like so many Haitian journalists I have met over the years, a true inspiration in the level of professionalism and dedication he maintained even in the face of frequent adversity that would have overwhelmed lesser individuals.

Rest in peace, my brave friend.

You will be missed.

MD

Saturday, July 6, 2013

Full Text of Statement by Sherlson Sanon

Les troublantes accusations de Sherlson Sanon contre Joseph Lambert, Edwin Zenny et consorts

Déclarations faites par-devant notaire et rendues publiques par le RNDDH

Publié le vendredi 5 juillet 2013

Les dessous des jeux politiques en Haïti : Témoignages d’un ex-enfant soldat aujourd’hui membre d’un gang armé

1. Introduction

Je m’appelle Sherlson SANON. Identifié par Ie Numéro de ma Carte d’Identification Nationale : 02-01-99-1988-12-00245, je suis né à Jacmel le 16 décembre 1988.

En 1999, j’étais âgé de onze (11) ans et en situation précaire, lorsque j’ai été approché par l’ex-Sénateur Joseph LAMBERT, aujourd’hui Conseiller du Président de la République Joseph Michel MARTELLY, qui m’a introduit dans Ie secteur criminel.

J’ai spontanément décidé d’arrêter mes activités criminelles. C’est pourquoi, tout en me mettant à la disposition de la Justice, Ie 12 mars 2013, je me suis rendu au Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) en vue de faire ce témoignage.

II. Mon enrôlement à titre de transporteur de drogue

En 1999, l’ancien Sénateur Joseph LAMBERT m’a proposé d’être son ami car, il voyait en moi, me disait-il, un jeune garçon intelligent et plein d’avenir. A cette époque, Joseph LAMBERT n’était pas encore Sénateur. Cependant, il était très proche du Sénateur d’alors, Fourel CELESTIN.

C’est ainsi que j’ai intégré la base KAKOS, localisée à la Rue Sainte Anne, à Jacmel. Mon nom d’opération est Andrébert SANON. J’ai été nommé ainsi par l’ex-Sénateur Joseph LAMBERT lui-même qui s’est aussi chargé de mon instruction en matière de crime. En effet, j’ai reçu une formation en reconnaissance de cocaïne. J’ai aussi appris à faire usage d’une arme à feu, à conduire les automobiles et les motocyclettes, avant de recevoir des matériels de travail, savoir, des gants, des armes, des munitions, etc.

Après ma formation, l’ex-Sénateur Joseph LAMBERT m’a engagé pour assurer Ie transport de cargaisons de drogue. Je devais transporter ces cargaisons de Ia Rue de la Ravine à Lamandou, chez un agent de sécurité d’alors de Joseph LAMBERT, dénommé Kern DESAMOUR. Je recevais deux mille (2000) gourdes pour ce travail.

Au fur et à mesure que je travaillais, l’ex-Sénateur me léguait d’autres responsabilités comme Ie transport de cargaisons d’armes à feu ou Ie transport de cargaisons de drogue en des endroits éloignés. En effet, j’ai aussi l’habitude de transporter de la drogue pour l’actuel Commissaire du gouvernement près Ie Tribunal de Première Instance de la Croix des Bouquets, Me Lenny THELISMA, ce, pour Ie compte de l’actuel conseiller du Président Joseph Michel MARTELLY. Cependant, Me Lenny THELISMA qui habite Martissant 7, ne reçoit pas la drogue chez lui, mais au Carrefour Fleuriot.

Parallèlement, Ie Sénateur Joseph LAMBERT m’a conseillé d’abandonner mes études, arguant que les documents, les certificats de fin d’études ne rapportent rien en Haïti. II m’a affirmé qu’il pourrait me les faire avoir, sans qu’il ne me soit nécessaire d’aller à l’école. De plus, il m’a promis une voiture, une maison et un emploi au niveau de la fonction publique.

L’ex-Sénateur Joseph LAMBERT a aussi loué une maison où les membres du gang KAKOS sont hébergés lorsqu’ils rentrent à Port-au-Prince, notamment pour des missions. Cette maison est située au # 29, Impasse Wallace, Route de Frères. De plus, Ie Commissaire du Gouvernement près Ie Tribunal de Première Instance de la Croix des Bouquets, Me Lenny THELISMA a mis sa propre maison, localisée à Martissant 7, à la disposition de la base KAKOS.

Cette base est composée d’au moins dix-sept (17) individus. II s’agit de :

1.Edner COME connu encore sous Ie nom de Jackson TRAVELINO, actuellement recherché par la Police Nationale d’Haïti (PNH) dans Ie cadre de l’enquête judiciaire relative au démantèlement du gang dirigé par Clifford BRANDT.

2.Yvener POMPY

3.Herlain THELEMAQUE, un aspirant policier

4.Alain MOISE

5.Jude MILIEN

6.Fabienne LOUIS

7.Eddy JEAN

8.Jean Edwidge ROY connu encore sous Ie nom de Papouche ROY

9.Sherlson SANON connu encore sous Ie nom d’Andrébert SANON

10.Saint-Fleur ROY

11.Sony LAMBERT

12.Yves JOACHIM

13.Raymond FRID

14.Berthony alias Tchampan

15.Amounou ainsi connu

16.Gregory ainsi connu

17.Design ainsi connu

III. Les premiers crimes que j’ai perpétrés

a. Assassinat d’étrangers à Jacmel

En 1999, moi, Sherlson SANON, j’ai tué pour Ie compte de l’ex-Sénateur Joseph LAMBERT, une étrangère du nom de Céline MOULIER qui était venue implémenter une organisation à Jacmel. Elle habitait à Civadier. J’ai reçu deux mille (2000) gourdes pour cette exécution. Le jour du crime, j’étais accompagné de Alain MOISE. Ce dernier est un agent de la Police Nationale d’Haïti (PNH). Lorsque je l’ai exécutée à hauteur de la route de Makary, Céline MOULIER pilotait une Toyota double cabine, blanche. Le même jour, Ie père de Ia victime, Fernand MOULIER, a aussi été assassiné par Alain MOISE.

Le gang a reçu l’ordre de conduire Ie véhicule de Céline MOULIER au garage de Jacky CAROLLI, situé à St Cyr, Jacmel. Les pièces du véhicule ont été vendues. La carcasse se trouve encore au garage. Apres l’assassinat des deux (2) étrangers susmentionnés, j’ai été emmené en République Dominicaine, au Bahia Prencipe Hotel Bavaro situé à Punta Cana, en attendant que tout se calme.

b. Cas de Kern DESAMOUR

Kern DESAMOUR était un membre du gang. II assurait Ia sécurité du dépôt de drogue de l’ex-Sénateur. Une fois, il a reçu pour mission de récupérer une cargaison et de l’apporter à l’ex-Sénateur Fourel CELESTIN. Cependant, Kern DESAMOUR a préféré prendre Ia marchandise et l’a vendue à Jacky CAROLLI.

J’ai été chargé d’assassiner Kern DESAMOUR pour cet écart de conduite. Le 30 octobre 2006, j’ai exécuté Kern DESAMOUR. Je lui ai administré trois (3) balles alors qu’il se trouvait dans un bar restaurant situé à Lamandou. Lors du crime, Yvener POMPY, un autre membre du gang, spécialisé notamment dans les exécutions, était présent. L’arme du crime m’a été remise spécialement par l’ex-Sénateur Joseph LAMBERT. Après l’assassinat de Kern DESAMOUR, des policiers basés à Jacmel ont reçu l’ordre de dire que ce dernier a été tué par un policier.

Parallèlement, j’ai été encore emmené en République Dominicaine, ou j’ai passé trois (3) mois, logé au même hôtel, le Bahia Prencipe Hotel Bavaro situé à Punta Cana. A chaque fois, toutes mes dépenses étaient prises en charge par l’ex-Sénateur qui me rendait visite chaque mois.
Après une retraite de trois (3) mois, l’ex-Sénateur est venu me chercher. Arrivé à Jacmel, il m’a offert une moto qu’il a lui-même achetée chez Edo Zenny pour une somme de trente-cinq mille (35.000) gourdes.

IV. Ma présentation au Sénateur Edwin ZENNY

En 2006, en raison des multiples services rendus et surtout, parce que je me suis toujours montré consciencieux dans mes nombreuses tâches, le Sénateur Joseph LAMBERT m’a présenté au Sénateur Edwin ZENNY connu encore sous le nom de Edo ZENNY. A partir de ce moment, j’ai eu deux (2) patrons.

Toutefois, avec le Sénateur Edwin ZENNY, mes contacts se sont multipliés. De plus, mon travail de transporteur est devenu plus important. J’ai été autorisé à prendre les cargaisons chez Jacky CAROLLI et chez Joël CAROLLI pour le compte des Sénateurs Edwin ZENNY et Joseph LAMBERT.

Les cargaisons emmenées à Lamandou étaient toujours sécurisées par Saint-Fleur Roy, Jean Edwidge Roy connu encore sous le nom de Papouche Roy et Eddy JEAN. Aujourd’hui, Eddy JEAN est propriétaire d’une boutique de vêtements localisée à Lamandou 1.

v. Mon implication dans les actes de violence enregistrés lors des élections de 2010

Pour les élections de 2010, le Sénateur Joseph LAMBERT a supporté le candidat à la députation Kénol CHARLES. J’avais pour tâche de remplir les urnes au profit de Kénol CHARLES. J’étais aidé par les autres membres de la base KAKOS. Puis, sécurisé par des agents de la Mission des Nations-Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH), j’ai emmené les urnes au bureau de vote de Meyer, une commune du Sud-est.

Je dois souligner que ces fraudes ont favorisé Ie candidat Kénol CHARLES qui a gagné les élections et est aujourd’hui Député de la circonscription de Cayes-Jacmel.

Après les élections, notamment au début de l’année 2011, le Sénateur Edwin ZENNY s’est rangé du côté de Joseph Michel MARTELLY, consacrant ainsi son divorce temporaire avec le Sénateur Joseph LAMBERT. Pour se venger, le Sénateur Edwin ZENNY nous a offert trois mille (3000) dollars américains à moi et à Yvener POMPY pour incendier son propre véhicule, une Hammer 4X4 de couleur blanche, qui se trouvait alors à Lamandou. Ensuite, il a accusé le Sénateur Joseph LAMBERT d’avoir procédé à cet incendie.

Suite à l’incendie, des agents de la PNH, dont un dénommé Arland BEROUETTE, à la solde du Sénateur Edwin ZENNY, se sont rendus à Lamandou et ont déclaré dans leur procès-verbal avoir remarqué le véhicule du Sénateur Joseph LAMBERT qui prenait la fuite.

VI. Quelques exemples d’autres crimes perpétrés par le gang Edo ZENNY / Joseph LAMBERT

1. Le 1er septembre 2012, j’ai ete engage par le Sénateur Edwin ZENNY pour exécuter Reyista DESAMOUR. Ayant échoué après plusieurs tentatives, un prêtre du vodou, Jean Marie DOMOND, a reçu dix mille (10.000) dollars américains pour faire Ie crime. Ce dernier a été par la suite arrêté Ie 16 octobre 2012. Jean Marie DOMOND se trouve aujourd’hui à la Prison Civile de Jacmel. La petite fille de Reyista DESAMOUR a, pour sa part, reçu une balle à la cuisse.

2. Le 17 novembre 2012, à Jacmel, le gang KAKOS a pris part à l’enlèvement suivi de séquestration 
du petit Jorym Sam ETIENNE, âgé de trois (3) ans. Ce crime a été perpétré sur instigation du Sénateur Edwin ZENNY qui est l’amoureux d’une jeune fille habitant la maison. Les proches de la jeune fille reprochaient à cette dernière d’entretenir une relation amoureuse avec le Sénateur, un homme marié qui, de surcroit, entretient plusieurs maitresses. Cette dernière a rapporté les faits au Sénateur qui, pour leur donner une leçon, a ordonné l’enlèvement de Jorym Sam ETIENNE. Il n’était pas prévu de tuer l’agronome Jean Marie Patrice ETIENNE. Cependant, celui-ci, croyant qu’il avait affaire à des voleurs, a tiré le premier. Un des bandits, Alain MOISE, a reçu un projectile au bras. C’est en ripostant que l’agronome Jean Marie Patrice ETIENNE a été tué. Pour libérer Jorym Sam ETIENNE, la famille a dû payer la rançon de quarante mille (40.000) dollars américains.

3. Deux (2) autres assassinats ont été perpétrés pour le compte du Sénateur Edwin ZENNY, Ie 5 février 2013. Ces deux (2) individus ont été tués parce qu’ils ont frappé Ie véhicule du Sénateur Edwin ZENNY. Ils ont été criblés de balles. Il s’agit de Jerry DARTOIS et de M. C Hammer DARTOIS. Pour ce travail, le Sénateur Edwin ZENNY a offert Ia somme de mille cinq cents (1.500) dollars américains à Yvener POMPY, à Eddy JEAN et à Berthony ainsi connu alias Tchampan. lIs étaient montés à bord d’une motocyc1ette immatriculée MC 7030.

4. Le 6 mars 2013, Ie Sénateur Joseph LAMBERT m’a confié quatre (4) armes de calibre 9 millimètres à apporter à l’une des ramifications de la base KAKOS, à La Saline. J’ai remis ces armes à Yvener POMPY et à Jean Edwidge Roy, connu encore sous Ie nom de Papouche Roy.

5. Le 5 avril 2013, le gang KAKOS a reçu une mission de l’ex-Sénateur Joseph LAMBERT de se rendre à Marigot, dans la maison de Jetho SANON, l’officier de l’Etat Civil de cette commune. Le gang a emporté seize (16) boites en carton remplies de drogue. Cette drogue a été emmenée chez Christophe LAMBERT, à Breman.

6. Le 7 avril 2013, l’ex-Sénateur et Conseiller du Président de la République m’a donné six (6) armes à feu de calibre 9 millimètres, avec pour mission de les apporter à La Saline et de les remettre à Raymond FRID, Jean Edwidge Roy, Fresny BALTAZAR, Jude MIILIEN, etc.

7. Le 10 avril 2013, plusieurs membres du gang, montés à bord de deux (2) véhicules dont celui du Sénateur Edwin ZENNY, immatricule OF 00828, piloté par Edner COME, et une Land Cruiser grise, appartenant à Joseph LAMBERT, ont transporté six (6) boites de cocaïne de Jacmel à Ouanamithe. Cette drogue a été livrée à une autorité de la ville. Eddy JEAN, Berthony alias Tchampan, Alain MOISE, et moi-même nous nous trouvions dans le second véhicule.

8. Cacite BERTRAND, un cousin de ma mère, a été tué à Peredo par Alain MOISE. II était un commerçant. II lui était reproché d’avoir des opinions politiques contraires à celles de l’ex-Sénateur Joseph LAMBERT.

9. Dalbert BERTRAND a été tué par Eddy JEAN, et Yvener POMPY, sur ordres du Sénateur Joseph LAMBERT.

VII. Les ordres que j’ai choisi de ne pas exécuter

En février 2013, l’ex-Sénateur Joseph LAMBERT m’a engagé pour assassiner le député Sorel JACINTHE. II m’a donné une bouteille que je devais placer à l’intérieur ou sous Ie véhicule du Député Sorel JACINTHE, une Land Cruiser de couleur or. De plus, il m’a donné un portable avec, enregistré, un message vocal prétextant que le Député Anel BELIZAIRE avait communiqué avec le Député Sorel JACINTHE et qu’il lui avait fixé rendez-vous à La Saline.

J’ai aussi reçu pour mission de déposer, dans le véhicule du Sénateur Moise JEAN CHARLES, une cargaison de drogue pour qu’une arrestation soit orchestrée à l’encontre dudit Sénateur. J’ai commencé par exécuter ce travail. J’avais déjà en ma possession la drogue. Tout était planifié. J’ai finalement décidé de ne pas donner suite. De plus, je devais aussi procéder à l’identification et à l’exécution du Député Levaillant LOUIS JEUNE avant le 29 avril 2013.

Selon toute vraisemblance, l’ex-Sénateur Joseph LAMBERT tient à éliminer les Députés Sorel JACINTHE et Levaillant LoUIS JEUNE en raison des déclarations de ces derniers sur les ondes de plusieurs stations de radio de la Capitale, selon lesquelles l’ex-Sénateur ne peut vivre en Haïti sans le bénéfice de l’immunité parlementaire ou la couverture d’un pouvoir politique.

VIII. Membres de l’appareil judiciaire impliqués dans les actes

Les chefs du gang KAKOS, savoir l’ex-Sénateur Joseph LAMBERT et le Sénateur Edwin ZENNY, contrôlent l’appareil judiciaire du Sud-est. Lorsque les membres du gang sont arrêtés, ils interviennent eux-mêmes et, souvent, les membres du gang KAKOS sont remis en liberté.

IX. Conclusion

Pour me pousser à exécuter ces ordres que j’ai choisi d’ignorer, l’ex-Sénateur Joseph LAMBERT m’a encore une fois promis sa Toyota Prado, une maison, un emploi pour moi et aussi un emploi pour ma femme. Toutefois, je ne veux plus travailler pour l’ex-Sénateur et Conseiller Joseph LAMBERT ni pour le Sénateur Edwin ZENNY.

Lorsque j’en ai fait part à l’ex-Sénateur Joseph LAMBERT, ce dernier a passé aux autres membres du gang KAKOS, des instructions claires et précises pour que je sois exécuté.
Je m’attends donc à mourir à n’importe quel moment. C’est pourquoi, pour l’histoire et pour la vérité, j’ai fait ce témoignage afin que nul n’ignore les dessous des jeux politiques en Haïti dont j’ai été victime, sous l’attrait du gain facile.

Fait a Port-au-Prince, le 23 avril 2013

Sherlson SANON

Vu UNIQUEMENT POUR LA CERTIFICATION MATERIELLE DE LA SIGNATURE DE SHERLSON SANON, CONNU ENCORE SOUS LE NOM D’ANDREBERT SANON, IDENTIFIE AU NUMERO 0201-99-1988-12-00245 QUI L’A APPOSEE EN NOTRE PRESENCE, CE VINGT TROIS AVRIL DEUX MILLE TREIZE : PORT-AU-PRINCE, LE 23 AVRIL 2013 Me Jean Beaubrum L. Rony, Notaire Public

Wednesday, June 19, 2013

RNDDH: Impunity Continues in Haiti

The Haitian human rights group Réseau national de défense des droits humains has released its report of human rights conditions in the country during the second year of the Martelly government, the full text of which can be read here.

Among some of the "highlights":

1.
After the 17 April 2012 murder of PNH officer Walky Calixte, the Haitian deputies accused of involvement in the slaying, Jean Baptiste Nzounaya Bellange and Rodriguez Séjour, still have not been charged or tried. Meanwhile, Walky Calixte's family and former colleagues in the PNH have been attacked and, in some cases (PNH officer Jean Richard Hertz Cayo), murdered.

2.

After the 18 April 2012 murder of Octanol Derissaint, allegedly by Martelly adviser Calixte Valentin, while held at the Commissariat du Canapé-vert in Port-au-Prince, Valentin continued to provide advice to the Martelly government, go out to eat and to sleep in his own home at night. On 8 November 2012, judge Fermo-Judes Paul dismissed the case. To date neither Calixte Valentin nor anyone else has been tried for the murder of Octanol Derissaint.

3.

After CEP (electoral council) president Josué Pierre-Louis is accused on 26 November 2012 of raping and assaulting Marie Danielle Bernardin, the victim is essentially treated as a criminal by Haiti's justice system and subject to threats of violence by Pierre-Louis' supporters. She withdraws the case and it is dismissed. One can only assume that M. Pierre-Louis is still a welcome guest in the halls of MINUSTAH, the government and others as Haiti prepares for it's long-delayed elections.

Anyone who wonders of the ongoing challenge posed by impunity in Haiti needs solely to look therein.

Sunday, June 2, 2013

The Saint-Marc Massacre: The Evidence

In terms of evidence that a mass killing of opponents of the government of Haitian President Jean-Bertrand Aristide and otherwise politically uninvolved civilians occurred in the central town of Saint-Marc in February 2004, and that, in violation of Article 268 of the Haitian constitution, armed civilians were working jointly with the national police, we have the following documentation:

"Haitians flee unrest in port city," in The Chicago Tribune, published February 10, 2004.

"Situation de terreur a Saint Marc," on the Radio Metropole website, February 16, 2004.

"Town taken from rebels feels heat of reprisal," in The Miami Herald, February 24 , 2004.

"Massacre de La Scierie: la NCHR souhaite un proces exemplaire," on the Radio Metropole website, March 31, 2004.


"Condemning Aristide's Largest Massacre," press release from the National Coalition for Haitian Rights (later RNDDH, April 2, 2004.

"The La Scierie Massacre," in Le Nouvelliste, April 17, 2005.

"Open letter to Louis Joinet, the United Nations' independent expert on the situation of human rights in Haiti, from Charlienor Thompson, coordinator of the Association des Victimes du Genocide de la Scierie (AVIGES)," published on June 12, 2007.

"HAITI: 'We Have Never Had Justice'," in the Inter Press Service, July 21, 2009.

As well as references in the following books:

Deibert Michael. Notes from the Last Testament: The Struggle for Haiti. New York: Seven Stories Press, 2005.

Hadden, Gerry. Never the Hope Itself: Love and Ghosts in Latin America and Haiti. New York: Harper Perennial, 2011.

Klarreich, Kathie. Madame Dread: A Tale of Love, Vodou, and Civil Strife in Haiti. New York: Nation Books, 2005.

In addition to these sources, there are also the raw notes from a Human Rights Watch delegation that visited Saint-Marc in March 2004 and whose research reflected, in every detail, the reporting and analysis included above.

As to whether or not the Aristide/Neptune government were aware that Bale Wouze were illegally operating alongside the police, there can be no doubt this was the case as Mr. Neptune was quoted during his visit to Saint-Marc - at the height of the violence - that '"the national police force alone cannot re-establish order."

The full text of that article can be read here.

I suppose one could make an argument that this vast collection of information, produced by individuals and entities operating at different times and in autonomy from one another, is part of a vast, organized conspiracy, but, as I said before, I do not believe that is an argument that a reasonable person could take seriously.

The people who were victimized under the governments of Mr. Duvalier and Mr. Aristide deserve justice, no matter how politically unfashionable it may be to say so today.