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Thursday, July 28, 2011

Affaire Dionald Polyte : Le président de la Chambre basse et l’épouse du disparu parlent d’assassinat

Affaire Dionald Polyte : Le président de la Chambre basse et l’épouse du disparu parlent d’assassinat

Sorel Jacinthe annonce que les préparatifs sont en cours en vue de l’organisation des funérailles probablement nationales du Député de Pestel/Beaumont ; Guy Philippe et son camp de plus en plus ciblés alors que les conclusions de l’enquête parlementaire se font attendre

Publié le jeudi 28 juillet 2011

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Le président de la Chambre basse, Sorel Jacinthe, qui attend toujours les résultats de l’enquête parlementaire ouverte sur la nature du décès du Député Dionald Polyte, a assimilé cette disparition à un assassinat, en marge d’une rencontre mercredi avec l’épouse du défunt.

Insistant sur la nécessité de tirer au clair les circonstances dans lesquelles l’élu de INITE a trouvé la mort lundi en rentrant à Port-au-Prince, M. Jacinthe a aussi exigé la pacification de la circonscription de Pestel/Beaumont (Grand’Anse, sud-ouest), une ancienne destination touristique de référence transformée, selon lui, en zone de non-droit.

Il a, dans la foulée, sérieusement mis en doute les propos des agents de sécurité de Polyte affirmant qu’une arme l’aurait tué accidentellement dans sa voiture.

« Dionald appartenait à un corps, la Chambre des Députés, qui doit déterminer la façon dont les obsèques doivent se dérouler », a indiqué le Député Jacinthe avant d’ajouter qu’au cas où des funérailles nationales lui seront réservées, il faudra consulter la Présidence sur la date et le protocole de la cérémonie.

Pour sa part, Marie Eva Dutreuil Polyte, la veuve du Député, a qualifié d’assassinat la mort de son mari. Infirmière attachée à un centre de santé se trouvant à Beaumont, à proximité du lieu où s’est produit le présumé homicide involontaire, elle juge bizarre que le blessé ait été acheminé de préférence dans la localité très éloignée de Camp-Perrin (sud)pour y recevoir les premiers soins.

L’ordre aurait été intimé au conducteur du véhicule de prendre cette direction, soupire-t-elle.

D’autre part, les agents de sécurité, qui tenaient tant à Dionald Polyte, auraient empêché le chauffeur de communiquer la nouvelle de l’accident à d’autres personnes.

Enfin, c’est une Marie Eva Dutreuil Polyte ulcérée qui a relancé les accusations contre le camp de Guy Philippe en soutenant que l’ancien chef rebelle anti-Aristide avait kidnappé et rançonnné son mari, lors des élections de 2006. Le même Philippe, basé en principe à Pestel, son village natal, aurait par la suite continué à persécuter et à menacer de mort le futur Député, même après son arrivée au Parlement.

Les autorités policières et judiciaires ne se sont pas encore prononcées sur la mort violente de Dionald Polyte, 41 ans, qui suscite une remontée de la tension politique dans sa circonscription de Pestel/Beaumont, devenue très volcanique ces derniers temps. spp/Radio Kiskeya

Monday, July 25, 2011

Le député de Beaumont-Pestel (Grand’Anse), Dionald Polyte (INITE), tué par balle dans le Sud

Le député de Beaumont-Pestel (Grand’Anse), Dionald Polyte (INITE), tué par balle dans le Sud

Publié le lundi 25 juillet 2011

Haïti-Parlement

Radio Kiskeya

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Le député Dionald Polyte de la circonscription de Pestel-Beaumont (Grand’Anse, Sud-Ouest) a été tué par balle tôt lundi matin dans des circonstances non encore élucidées, alors que son véhicule avec 6 autres personnes à bord, traversait la localité de « Catiche », près de Camp Perrin (Sud).

Le député qui regagnait la capitale après avoir pris part le week-end écoulé à la fête patronale de Duchity (5ème section communale de Pestel), a succombé à ses blessures à l’hôpital de Camp Perrin où il avait été transporté d’urgence. Les six autres personnes qui se trouvaient à bord du véhicule dans lequel se trouvait le parlementaire en sont sorties indemnes.

Le délégué départemental de la Grand’Anse, Wilkens Candy, n’était pas en mesure de préciser les circonstances exactes de la mort du parlementaire.

Elu lors du récent scrutin législatif sous la bannière de l’ex-plateforme présidentielle INITE, Dionald Polyte avait battu le député sortant Ronald Etienne (Front pour la Reconstruction Nationale, FRN, de Guy Philippe). Le candidat malheureux, ainsi que ses partisans, avaient énergiquement protesté contre cette défaite qu’ils avaient mise au compte de la manipulation par le Conseil Electoral Provisoire (CEP) des suffrages exprimés.

Wednesday, December 1, 2010

Thoughts on Haiti’s elections

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Tuesday, October 5, 2010

Jacques Edouard Alexis « se déchaine » : « Préval veut garder le pouvoir, des armes ont été distribuées », dénonce-t-il

Haïti-Elections

Jacques Edouard Alexis « se déchaine » : « Préval veut garder le pouvoir, des armes ont été distribuées », dénonce-t-il

Le candidat lançait sa campagne sous le signe de la lutte contre le « petit groupe » qui veut tout accaparer

lundi 4 octobre 2010,

Radio Kiskeya

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L’ancien premier ministre Jacques Edouard Alexis, candidat à la présidence sous la bannière du parti Mobilisation pour le Progrès d’Haïti (MPH), a inauguré lundi sa campagne électorale à Port-au-Prince par une attaque en règle contre le chef de l’Etat, ses candidats et le « petit groupe » qu’il dit être derrière eux et dont le mobile n’est autre que de garder le pouvoir.

« Je n’ai plus aucun rapport avec le président René Préval », a scandé M. Alexis, ovationné par plusieurs dizaines de supporters, des jeunes pour la plupart. Il a imputé au chef de l’Etat l’intention de tout faire en vue de garder le pouvoir. Au nombre des manœuvres entreprises à cette fin, le candidat a fait état de la distribution d’armes à travers le pays.

« Le président Préval a bouclé son mandat, il doit partir », a encore déclaré M. Alexis sur un ton enflammé. Comme pour paraphraser l’ancien président Jean Bertrand Aristide réfugié en Afrique du Sud qui, dans ses rares interventions, a implicitement qualifié M. Préval de traitre, M. Alexis a dénoncé les traitres et l’ingratitude, terme qu’il a tout de suite traduit en créole (engratitid) pour mieux indiquer ce à quoi il voulait faire référence, la consonnance des deux dernières syllabes du mot référant au sobriquet d’Aristide "Titid". Le chef de l’Etat avait rejeté le choix de M. Alexis au profit de celui de M. Jude Célestin (alors directeur du Centre National des Equipements, CNE) pour représenter la plateforme officielle INITE (Unité) à l’élection présidentielle.

L’ancien premier ministre s’est engagé à lutter contre le « petit groupe » qui cherche à tout accaparer, tout en reconnaissant que les choses ne seront pas faciles.

Il a aussi préconisé l’art de ne plus négocier « tête baissée » et de retrouver la fierté qui caractérisait l’haïtien, se référant implicitement à la toute puissance de l’étranger actuellement sur le terrain.

Evoquant l’année scolaire dont l’ouverture coïncidait avec le lancement de sa campagne électorale, M. Alexis qui a été ministre de l’éducation nationale puis deux fois premier ministre, s’est engagé à doubler le budget de l’éducation s’il accède à la présidence.

Il a également promis de tout entreprendre en vue de favoriser l’afflux d’investissements directs en Haïti.

Le candidat à la présidence du MPH a enfin lancé un appel à la mobilisation pour éviter la manipulation des résultats des élections.

Outre les partisans chauffés à blanc, dont l’épouse du candidat Mme Fédérika Alexis, on pouvait remarquer dans l’entourage de M. Alexis le président du MPH, Samir Mourra, et l’ancien vice-président du Conseil Electoral Provisoire (CEP), Rodol Pierre, qui avait dénoncé, jusqu’à devoir abandonner son poste, les graves irrégularités dont l’organisme électoral s’était rendu coupable dans l’Artibonite et le Sud, lors des dernières élections pour le renouvellement du tiers du Sénat. [jmd/Radio Kiskeya]

Tuesday, December 1, 2009

« La nécessaire quête de crédibilité »

Haïti-Elections

« La nécessaire quête de crédibilité »

La catastrophe peut encore être évitée

lundi 30 novembre 2009,

Radio Kiskeya

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Les dirigeants du pays, d’une époque à l’autre, méritent bien de n’être pas considérés comme de vrais responsables, dans la mesure où ils n’arrivent jamais à prévoir et à prévenir des situations catastrophiques qui finissent toujours par se produire, en dépit des signes avant-coureurs.

Il est plus qu’évident que le Conseil Electoral Provisoire (CEP) a entamé le processus électoral avec un sérieux déficit de légitimité. Si la formation de l’institution électorale avait déjà soulevé la controverse, ses premières mesures, en particulier la publication du calendrier électoral sans concertation avec les partis politiques et l’exclusion maintenant de la course électorale de 16 partis, n’ont fait que renforcer la suspicion vis-à-vis d’elle.

Si aucune démarche n’est rapidement entreprise en vue de rendre le CEP crédible, on voit mal comment l’institution va pouvoir imposer ses décisions dans le contexte naturellement conflictuel des élections et dans un pays où, généralement, personne n’accepte de perdre, même dans les conditions les plus normales.

La crédibilité de l’organisme électoral constitue une exigence majeure du sérieux et de la crédibilité d’un scrutin.

Cette crédibilité, dans le contexte actuel, devrait surtout concerner l’indépendance de l’organisme électoral par rapport, notamment, à la présidence.

L’impression générale quant à présent, est que la présidence dirige le CEP. Perception ou réalité ?

A défaut de répondre de façon catégorique à une telle question, on peut tout de même rappeler qu’en politique, la perception compte autant, pour ne pas dire davantage, que la réalité. Comment le CEP peut-il s’y prendre pour, en un temps record, projeter une autre image, celle d’une institution souveraine, déterminée à tenir la balance égale entre toutes les parties ?

C’est la préoccupation de tous les secteurs. Mais, ce devrait être aussi la préoccupation de l’Exécutif et de son chef, en particulier. La préoccupation aussi de la communauté internationale supposément intéressée à la stabilisation du pays.

La Présidence, fortement impliquée dans le projet INITE, aurait des signaux à envoyer pour que tout un chacun sache qu’elle n’entend véritablement pas torpiller à son profit, le processus électoral. Plus que des signaux, des dispositions concrètes devraient être prises en urgence en vue de renseigner l’opinion sur l’ampleur de son implication dans le projet INITE, la provenance des ressources financières que cette plate forme aurait déjà à sa disposition et les modalités des rapports entre la Présidence et le Conseil Electoral Provisoire.

Il ne serait pas de bon ton d’appeler délibérément la communauté internationale à s’immiscer dans les affaires internes du pays. Mais, malheureusement, on le sait : sa présence sur le terrain et dans les avenues les plus intimes du pouvoir n’est pas une vue de l’esprit. N’est-ce pas elle qui transporte les bulletins ? N’est-elle pas impliquée, au Centre de Tabulation, dans l’organisation du dépouillement des procès-verbaux des bureaux de vote ?

Si la stabilisation est vraiment son objectif, on comprend mal qu’elle finance les élections, encadre le CEP et reste dans le même temps impassible face à la dangereuse tournure que risquent de prendre les événements. En ce sens, la communauté internationale n’a-t-elle pas, au même titre que les instances nationales concernées, l’obligation de convaincre de sa crédibilité ? Sinon, est-elle prête à faire face à d’éventuelles accusations de complicité dans l’organisation d’élections frauduleuses et officielles ?

Il convient enfin de souligner que la responsabilité par rapport au redressement de la barque électorale, ne saurait uniquement incomber au CEP, à la Présidence et à la Communauté internationale.

En quête de crédibilité également, les partis, groupements et regroupements politiques ont l’impérieuse obligation d’éviter de s’enfoncer sans discernement dans un processus dont l’issue désastreuse peut être entrevue à l’avance. Ils doivent exiger la réunion de conditions propres à la tenue d’un scrutin fiable. Sinon, ils se feront complices, par leur participation, de ceux qui préparent ce qui s’apparente déjà à une véritable mascarade.

La responsabilité d’éviter la catastrophe qui s’annonce incombe aussi à toutes les autres forces organisées du pays.

Au nom de la responsabilité et de la nécessité d’empêcher que le pays s’enfonce dans d’interminables crises, il faut donc un grand sursaut de tous les secteurs de la vie nationale et des amis « dits » d’Haïti, pour sauver ce qui peut encore l’être…

Marvel DANDIN